Premier cas du variant Omicron en Chine

La Chine a annoncé avoir détecté son premier cas du très contagieux variant Omicron du coronavirus, ont rapporté les médias d'Etat lundi. Les autorités de la ville de Tianjin, dans le nord-est de la Chine, ont repéré le variant chez une personne revenant de l'étranger, sans préciser de quel pays il s'agissait, selon le Quotidien de Tianjin.

Le patient, asymptomatique, a été testé positif jeudi, et des tests plus poussés ont "confirmé la détection du (...) variant Omicron", selon le journal, qui ajoute que ce patient a été hospitalisé et mis à l'isolement.

Le pays le plus peuplé du monde est à l'affut de nouveaux foyers épidémiques alors qu'il se prépare à accueillir les Jeux olympiques d'hiver à Pékin en février.

Les autorités sanitaires ont ordonné des protocoles plus stricts dans les villes portuaires comme Tianjin, située à environ 140 kilomètres de la capitale.

Le variant Omicron semble se propager plus vite que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué dimanche l'OMS, soulignant que les données restent très parcellaires.

La Chine a réussi à réduire drastiquement ses cas de Covid grâce à une combinaison de contrôles aux frontières, de campagnes de tests massives et de confinements ciblés.

Le pays a enregistré 101 nouveaux cas de Covid-19 lundi, dont 21 cas importés, selon l'Agence nationale de Santé.

La Norvège serre encore la vis face à des projections alarmantes

Pas d'alcool dans les bars ni les restaurants, accélération de la vaccination, généralisation du télétravail... La Norvège a dévoilé un nouveau train de mesures sanitaires face au Covid lundi après la publication de projections alarmantes. Sans aucune mesure -y compris celles déjà en place-, ce pays scandinave de 5,4 millions d'habitants pourrait enregistrer dans trois semaines entre 90.000 et 300.000 nouveaux cas de Covid par jour et de 50 à 200 hospitalisations quotidiennes, a prévenu l'Institut norvégien de santé publique (FHI) dans la matinée.

L'hypothèse haute de cette fourchette correspond peu ou prou au nombre de personnes qui ont officiellement contracté le virus en Norvège depuis le début de la pandémie, lequel atteignait 317.870 lundi, y compris 1.136 qui en sont morts.

"Maintenant, c'est sérieux", a déclaré le Premier ministre Jonas Gahr Støre lors d'une conférence de presse convoquée avec un court préavis.

La diffusion continue du variant Delta et l'émergence de nouveau variant Omicron, jugé plus contagieux, pourraient conduire à "une congestion complète du système de santé", a-t-il souligné.

Moins d'une semaine après avoir renforcé les mesures sanitaires, le gouvernement a donc de nouveau serré la vis.

Servir de l'alcool dans les bars et restaurants sera interdit alors qu'il était jusqu'à présent encore possible de le faire jusqu'à minuit.

Cela devrait sonner le glas des fêtes traditionnellement arrosées organisées par les employeurs avant Noël. Une de ces "julebord" s'était transformée en foyer du variant Omicron fin novembre à Oslo.

Comme les autres mesures, cette interdiction entrera en vigueur dans la nuit de mardi à mercredi et durera jusqu'à nouvel ordre quatre semaines.

Le télétravail sera obligatoire quand c'est possible, l'obligation du port du masque élargie et l'accès aux piscines publiques et aux salles de sport restreint à certaines catégories de la population. Il est aussi recommandé d'annuler des rassemblements sportifs.

La vaccination va également être accélérée en ramenant à 4,5 mois l'intervalle entre la deuxième et la troisième injections pour les plus de 45 ans et les personnels de santé. Un rappel devrait ainsi avoir été proposé à toutes les personnes dans ces catégories d'ici à la mi-janvier.

La République tchèque ouvre la campagne de vaccination des enfants âgés de 5 ans et plus

Les autorités tchèques ont étendu leur campagne de vaccination contre le coronavirus en autorisant depuis lundi à vacciner les enfants dès l'âge de 5 ans. Dans le courant de la matinée, quelque 6.000 parents avaient déjà pris rendez-vous pour leur progéniture, selon le ministre de la Santé, Adam Vojtech. La République tchèque a commandé quelque 300.000 doses de la version enfant du vaccin de Pfizer/BioNTech, de quoi permettre de vacciner un enfant sur trois dans cette catégorie d'âge. Le consentement des deux parents est requis.

Les jeunes de plus de 12 ans ont déjà accès à la vaccination depuis juillet.

Le nombre d'infections au coronavirus repart à la baisse en Tchéquie où 851 nouvelles contaminations par 100.000 personnes ont été enregistrées sur une période de sept jours. Près de 35.000 personnes sont décédées du Covid-19 dans ce pays d'Europe centrale

Le Danemark précipite la troisième dose

"A cause du nouveau variant plus contagieux Omicron, les autorités sanitaires danoises ont décidé d'avancer la troisième dose pour toutes les personnes âgées de 40 ans et plus, afin qu'elles reçoivent le vaccin quatre mois et demi après leur deuxième dose", contre six mois jusqu'à présent, a annoncé l'Agence nationale de santé.

Le Danemark a enregistré lundi un nombre record de nouveaux cas de Covid-19, avec 7.799 contaminations lors des dernières 24 heures.

Sur une semaine, le nombre d'infections est aussi à son plus haut, à 46.189 cas, un bond de plus de 50% par rapport à la semaine précédente, d'après les données des autorités sanitaires danoises compilées par l'AFP.

En réduisant l'intervalle de la dose de rappel, "nous pourrons entrer dans l'hiver avec une meilleure protection pour les personnes présentant un risque accru de maladie grave et une immunité accrue au sein de la population", a défendu son directeur Søren Brostrøm dans un communiqué.

Le Royaume-Uni avait annoncé dimanche soir l'accélération de la dose de rappel, ouverte à tous les plus de 18 ans avant le Nouvel an.

Derrière le Royaume-Uni, le Danemark est le pays du monde à avoir détecté le plus de cas d'Omicron sur son sol, les deux pays étant très efficaces en matière de séquençage afin de détecter rapidement les variants.

Dimanche, 2.471 cas d'Omicron avaient été répertoriés dans le royaume scandinave de 5,8 millions d'habitants, où 80,6% des plus de cinq ans ont déjà reçu deux doses de vaccins.

Le variant Omicron semble se propager plus vite que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué dimanche l'OMS, soulignant que les données restent très parcellaires.

Face à la recrudescence des cas, le Danemark a réintroduit la semaine dernière de nouvelles restrictions avec la fermeture des écoles et collèges, la réduction de la vie nocturne et la généralisation du télétravail.

Quatrième vague en RDC

La République démocratique du Congo connaît une quatrième vague de la pandémie de Covid-19, avec une "augmentation exponentielle de la circulation du virus" et la présence confirmée sur le territoire du variant Omicron, ont annoncé lundi les autorités. "Tous les rapports épidémiologiques attestent une augmentation exponentielle de la circulation du virus", écrit dans un communiqué le ministre de la Santé publique Jean-Jacques Mbungani Mbanda.

Le 10 décembre, précise-t-il, le pays a enregistré 638 nouveaux cas, la ville de Kinshasa étant la plus touchée, avec au moins 557 cas confirmés. Le taux de létalité reste toutefois encore faible.

Par ailleurs, "les données scientifiques confirment bel et bien la circulation du variant Omicron sur notre territoire", indique le texte.

Détecté le 24 novembre par les autorités sud-africaines, ce nouveau variant a été repéré depuis dans des dizaines de pays à travers le monde.

Le ministère congolais de la Santé ajoute que "la survenue de cette quatrième vague coïncide avec la recrudescence de la grippe saisonnière", qui présente des symptômes similaires au Covid-19.

Il appelle à consulter en cas de toux, à respecter les gestes barrières et "à se faire vacciner massivement pour permettre (au pays) d'atteindre l'immunité collective".

La RDC est parmi les pays les moins vaccinés au monde contre le Covid-19.

Le variant Omicron semble se propager plus vite que le variant Delta, provoquer des symptômes moins sévères et rendre les vaccins moins efficaces, a indiqué dimanche l'OMS, soulignant que les données restent très parcellaires.