La France a passé la barre des 40.000 morts

La France a dépassé samedi la barre des 40.000 décès liés au Covid-19 officiellement recensés depuis le début de l'épidémie, selon des données publiées samedi par l'agence sanitaire Santé publique France (SpF). D'après ces données, 306 décès supplémentaires ont été recensés dans les hopitaux ces dernières 24 heures, portant le bilan total à 40.169 morts.

Des violences en Allemagne

Des violences ont éclaté samedi à Leipzig, dans l'est de l'Allemagne, à l'issue d'une importante manifestation contre les restrictions prises face à la pandémie, lorsque des groupes ont "attaqué" les forces de l'ordre qui avaient appelé à la dispersion du rassemblement, a indiqué la police locale.

"Il y a eu de nombreuses attaques contre les forces de l'ordre", a indiqué dans un tweet la police de l'Etat régional de Saxe tandis que les médias diffusaient des images de jets de projectile contre la police à la fin de cette manifestation qui a rassemblé quelque 20.000 personnes, selon la police.

La police a également évoqué sur twitter des jets "d'objets" et de "feux d'artifice", signalant encore que des manifestants avaient forcé un cordon des forces de l'ordre près de la gare centrale de Leipzig. Des médias ont évoqué la présence parmi les fauteurs de trouble de militants neonazis.

Les autorités avaient ordonné en fin d'après-midi la dispersion de la manifestation dont les organisateurs exigeaient notamment "la levée immédiate des restrictions aux droits fondamentaux liées aux prescriptions" prises contre le nouveau coronavirus.

La police, présente en nombre, était intervenue à plusieurs reprises par hauts-parleurs pour leur enjoindre de porter un masque et de respecter une distance de 1,50 m, a constaté l'AFP.

Des "drapeaux du Reich" allemand en souvenir de l'Empire ayant disparu après la Première guerre mondiale ont été agités dans la foule, selon la chaîne régionale publique MDR.

Elle affirmait également que des militants du parti néo-nazi NPD ont été aperçus parmi les personnes rassemblées.

La Saxe, l'Etat régional dans lequel se trouve Leipzig, est considéré comme un bastion de l'extrême droite allemande qui y réalise depuis plusieurs années ses meilleurs scores.

Les organisateurs, rassemblement de mouvances hétéroclites se définissant comme des "libres-penseurs", sont dans le collimateur des autorités allemandes depuis qu'à la fin août, plusieurs centaines de manifestants avaient forcé des barrières de sécurité pour monter sur les marches du Reichstag, siège de la chambre des députés (Bundestag).