"C'est sans aucun doute un objectif ambitieux, un objectif très ambitieux", a déclaré Nadhim Zahawi, secrétaire d'État chargé du programme de vaccination, sur la chaîne Sky News. "Mais je suis confiant qu'avec le plan mis en place par le NHS (service public de santé, NDLR), nous y arriverons", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un "effort herculéen".

M. Zahawi a assuré qu'il y aurait une "accélération massive" du nombre de personnes vaccinées dans les prochains jours avec le déploiement de plus de 1.000 centres de vaccination, plus de deux millions de vaccinations par semaine étant nécessaires.

Plus de 1,3 million de personnes vulnérables et de soignants ont déjà été vaccinés depuis le lancement de la campagne au Royaume-Uni début décembre. Elle est désormais menée avec deux vaccins, le Pfizer/BioNTech et l'AstraZeneca/Oxford.

Le gouvernement britannique a fait de la vaccination de tous les plus de 70 ans et soignants, soit près de 14 millions de personnes, un objectif permettant une levée progressive du confinement officiellement entré en vigueur mercredi en Angleterre, où les contaminations flambent et les hôpitaux sont au bord de la rupture.

Le Premier ministre Boris Johnson doit justifier ces nouvelles restrictions devant la Chambre des Communes à la mi-journée, avant un vote des députés dans la soirée. Malgré l'hostilité de plusieurs députés de son propre camp conservateur, le gouvernement est assuré de remporter ce vote, bénéficiant notamment du soutien de l'opposition travailliste, par ailleurs très critique envers la gestion de la pandémie par l'exécutif.

Le Royaume-Uni affiche l'un des bilans les plus lourds en Europe, avec plus de 76.000 morts et près de 61.000 cas positifs mardi. L'Écosse est aussi entrée dans un confinement du même type pour au moins tout le mois de janvier. Déjà confinés, Pays de Galles et Irlande du Nord ont fermé les écoles.