Max ainsi que six autres Belges sont bloqués au Népal à cause du confinement interne. Ces mesures liées à la propagation du coronavirus les empêchent de pouvoir rentrer chez eux.

Une sacrée désillusion. Voilà ce qu'ont dû penser ces sept Belges en apercevant l'annulation de leur dernier vol sur les panneaux de l'aéroport de Katmandou, au Népal. Partis en vacances pour y découvrir ce magnifique pays montagneux de 28 millions d'habitants, ils vivent aujourd'hui dans l'incertitude. Et l'inquiétude.

"Le pays vient de décréter l'arrêt de tous les vols internationaux, les compagnies Qatar et Ethiad étaient les seules compagnies qui volaient encore depuis quelques jours, sans mise en garde préalable... Nous sommes donc bloqués ici et on ne sait pas pour combien de temps." Depuis hier et la déclaration du porte-parole du gouvernement, Yubaraj Khatiwada, le pays est en confinement total pendant minimum une semaine.

Pourtant au courant de la propagation du virus dans le monde, pourquoi les sept Belges ne désiraient-ils pas rentrer plus tôt au bercail? La réponse est simple: le prix exorbitant des billets d'avion. "Nous n'avions pas su prendre de billets les jours précédents car les prix étaient trop élevés. Nous devions payer entre 2.000 et 6.000 EUR le ticket d'avion!" commence-t-il. "De plus, nous avions la garantie que les vols étaient maintenus jusque mercredi inclus par notre compagnie. Nous le regrettons aujourd'hui mais on ne pouvait pas savoir..."

Le manque de communication et le prix surévalué (selon plusieurs sites spécialisés, l'aller-retour coûte 700 euros en moyenne en mars) ne sont pas les seules choses incompréhensibles pour le groupuscule. Les avions qui repartent vers l'Europe ne sont même pas pleins ! "Un ami rentré de Katmandou vers Bruxelles hier matin nous a indiqué que son vol Qatar Airways n'était qu'à moitié rempli...", s'indigne-t-il. 

Aujourd'hui en confinement, Max nous raconte le quotidien de ces sept Belges. "Beaucoup d'hôtels ferment, l'intégralité des commerces et restaurants sont fermés et l'armée patrouille dans les rues." Si, fondamentalement, ces mesures ressemblent fortement à ce que nous vivons ici, les conditions sanitaires ne sont pas du tout les mêmes. Les Belges s'inquiètent car "la structure hospitalière locale est extrêmement mal équipée." Avant d'affirmer qu'un "grand nombre de touristes européens risque de se retrouver rapidement dans une situation très difficile."

Et le retour? Là encore, les Belges sont dans l'expectative. Pour minimiser les pertes, les compagnies aériennes ferment chacune à leur tour ce qui limite les possibilités. Selon Max: "Les compagnies aériennes autres que Qatar Airways et Ethiad Airways ont déjà annoncé leur fermeture jusqu'au 15 avril au plus-tôt. Qatar Airways annonce sa fermeture jusqu'à la fin du lockdown, initialement prévu le 31 mars... Nous y croyons peu vu leurs fréquents changements d'avis." 

Les Belges craignent de devoir rester bien plus longtemps qu'initialement prévu en Asie. Une situation qui ne les enchante guère. A travers ce SOS, ils espèrent "une réaction effective rapide de la part des ambassades européennes. Même si elles semblent se mobiliser sur Facebook et par email, aucun vol de rapatriement n'est encore prévu."

Officiellement, le pays bloqué entre l'Inde et la Chine n'a recensé que deux cas de coronavirus ce qui est relativement peu. Le problème, c'est que le Népal est une nation très pauvre. Dans ces conditions, le gouvernement craint une propagation très rapide du virus et un manque de moyen pour aider la population.