Au total 60.014.291 cas, dont 1.415.258 décès, ont été recensés dans le monde depuis le début de la pandémie en Chine en décembre 2019. La hausse du nombre de cas détectés ne s'explique qu'en partie par l'augmentation du nombre de tests pratiqués alors que l'Europe et les Etats-Unis affrontent une importante nouvelle vague de contaminations.

L'Europe, avec 17,1 millions de cas confirmés (pour près de 388.000 décès), est la région qui recense le plus de cas actuellement, mais la progression de l'épidémie y ralentit. Ces sept derniers jours, 1,7 million de nouveaux cas ont été enregistrés dans les 52 pays de la région européenne, soit 10% de moins que la semaine précédente.

Les Etats-Unis font eux face à une troisième vague de contaminations dues au Covid-19. Le pays s'approche des 13 millions de cas confirmés au total (pour plus de 260.000 morts), soit plus d'un cinquième de tous les cas recensés dans le monde. Et le nombre de cas positifs continue de grimper, avec une augmentation de 11% des nouvelles infections détectées en une semaine (plus de 1,2 million de cas) par rapport à la précédente (1,1 million).

Derrière l'Europe, les régions les plus touchées en nombre total de cas détectés sont les Etats-Unis et le Canada (13 millions, 272.183 décès), l'Amérique latine et les Caraïbes (12,6 millions, 438.098), et l'Asie (12,1 millions, 190.108).

Suivent le Moyen-Orient (3,2 millions de cas, 75.700 décès), l'Afrique (2,1 millions, 50.422) et l'Océanie (plus de 30.000 cas, 941 morts).

L'Allemagne prolonge ses restrictions jusqu'à début janvier

L'Allemagne va prolonger jusqu'à début janvier ses restrictions pour lutter contre la pandémie de Covid-19, dont la fermeture des bars et restaurants et les limitations de participants à des réunions privées, a annoncé mercredi soir Angela Merkel. "Nous devons encore faire des efforts (...) le nombre d'infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé", a déclaré la chancelière à l'issue de plus de sept heures de discussions avec les dirigeants des 16 Etats régionaux allemands.

Les restrictions décidées lors d'une précédente séance en novembre vont donc continuer à s'appliquer "jusqu'au début du mois de janvier, à moins que nous ayons une diminution inattendue du taux d'infection mais cela est, à ce stade, improbable", a expliqué Mme Merkel.

Le taux d'infection en Allemagne atteignait ainsi mercredi 139,6 pour 100.000 habitants et 195,3 pour 100.000 dans la capitale, Berlin, loin de l'objectif de 50/100.000.

L'Allemagne comptait mercredi 961.320 cas officiellement déclarés de Covid-19 (+18.633 en 24 heures) et 14.771 décès (+410, nouveau record), selon l'institut de veille sanitaire Robert Koch. La barre symbolique du million de cas devrait être franchie dans les tous prochains jours.

Bars, restaurants, lieux culturels ou encore clubs de sports devraient ainsi rester fermés pendant encore plus d'un mois.

L'accès aux magasins sera également restreint, avec un nombre limité de clients en fonction de leur superficie.

Seul assouplissement concédé par les dirigeants allemands: les réunions privées pourront atteindre 10 personnes du 23 décembre au 1er janvier, enfants de moins de 14 ans non compris. En dehors de cette période, les réunions privées sont limitées à cinq personnes.

Les pétards et feux d'artifices, très appréciés des Allemands au moment des fêtes, seront interdits sur les places et rues les plus fréquentées.

Les écoles resteront, elles, ouvertes jusqu'aux vacances, le 19 décembre, prévoit en outre le texte négocié par la chancelière et les 16 Länder et transmis à la presse.

Enfin, Mme Merkel a invité les Allemands à ne pas partir à l'étranger durant les vacances de Noël, en particulier pour des séjours de ski.

Le gouvernement fédéral et les régions vont ainsi demander à l'Union européenne d'interdire jusqu'au 10 janvier les séjours de ski pour éviter la propagation du virus.

La Grande-Bretagne est face à un nouveau pic de mortalité

En Grande-Bretagne, 696 nouveaux décès liés au coronavirus ont été enregistrés en une journée, ont rapporté mercredi les médias britanniques.

La Grande-Bretagne a également enregistré 18.213 nouvelles infections au virus.

Les nombres de décès et de nouvelles contaminations sont au plus haut depuis le 5 mai, selon Sky News.

La Turquie annonce désormais tous les cas positifs

Plus de 28.000 nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués mercredi en Turquie, presque quatre fois plus que la veille, Ankara rendant désormais publics tous les cas recensés quotidiennement, et non uniquement ceux qui nécessitent des soins. La Turquie a enregistré mercredi 28.351 nouveaux cas de Covid-19, a annoncé le ministre turc de la Santé, Fahrettin Koca, expliquant qu'il communiquerait désormais le nombre de toutes les personnes testées positives, et non seulement "les malades", terme qui désigne des cas symptomatiques nécessitant une prise en charge médicale.

Mardi, le ministère turc de la santé avait annoncé 7.381 nouveaux "malades", alors que le chiffre était légèrement supérieur à 2.000 début novembre.

La situation s'aggrave aux Etats-Unis

Face à des chiffres record de contamination, Los Angeles ferme mercredi ses bars et restaurants, à la veille de la grande fête de Thanksgiving aux Etats-Unis, tandis que les pays d'Europe occidentale, France en tête, allègent progressivement les restrictions à l'approche de Noël.

La Californie a enregistré un record dans les contaminations alors que les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé du monde avec près de 260.000 morts.

Les autorités de Los Angeles, deuxième plus grande ville du pays, ont décidé la fermeture à partir de mercredi soir et pour au moins trois semaines des restaurants, brasseries et bars, sauf pour la vente à emporter.

Et le secrétaire à la Santé en Californie Mark Ghaly a appelé à éviter les grandes réunions de famille traditionnelles à l'occasion de Thanksgiving, affirmant qu'il avait interdit à sa propre mère de le rejoindre pour célébrer cette fête jeudi.

"Il est important de dire non même quand il s'agit des personnes les plus proches de notre famille", a-t-il souligné.

Les autorités sanitaires de Washington ont pour la première fois appelé les Américains à ne pas voyager pour aller rejoindre des proches autour de la traditionnelle dinde de Thanksgiving.

Mais de nombreux Américains se préparent à des retrouvailles familiales: les aéroports sont remplis comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

L'Europe occidentale commence elle à récolter les fruits d'un confinement sévère, et la France a annoncé mardi soir un allègement des restrictions à petit pas à l'approche de Noël.

Si la situation sanitaire continue de s'améliorer, le confinement sera levé le 15 décembre pour être remplacé par un couvre-feu national de 21h00 à 07h00, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé mardi soir le président Emmanuel Macron.

Réouverture des petits commerces

Les petits commerces pourront rouvrir dès samedi, et les déplacements seront également permis dans un rayon de 20 km et pendant trois heures, au lieu d'1 km et d'une heure aujourd'hui.

En revanche bars, restaurants et salles de sport garderont portes closes, au moins jusqu'au 20 janvier.

L'Angleterre, après quatre semaines de confinement, va aussi revenir début décembre à une réouverture des magasins non essentiels, le tout accompagné d'un programme de dépistage massif.

"Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti le Premier ministre britannique Boris Johnson, même si des allégements de restrictions ont été décidés avant et peu après cette fête.

Au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec plus de 55.000 morts du Covid-19, la pandémie a ravagé l'aviation, le tourisme, la distribution, la restauration, les lieux de vie nocturne ou encore les salles de gym.

Le PIB devrait connaître une chute inédite de 11,3% en 2020, soit la pire contraction de l'économie britannique en plus de 300 ans, alors que le gouvernement a dévoilé mercredi son plan budgétaire face à "l'urgence économique".

Campagnes de vaccination

Les responsables américains ont cependant tenu à rassurer la population, indiquant que les campagnes de vaccinations allaient bientôt commencer dans le pays où plus de 86.000 personnes ont été hospitalisées mardi, un record.

L'immense logistique nécessaire à la distribution de millions de doses du vaccin Pfizer/BioNTech est prête, ont-ils assuré, précisant prévoir de distribuer 6,4 millions de doses sitôt reçu le feu vert de l'Agence des médicaments attendu pour dans moins de trois semaines.

Et "40 millions avant la fin de l'année", a dit le général Gus Perna, le chef des opérations de l'opération Warp Speed, montée par le gouvernement de Donald Trump pour soutenir le développement et la distribution des vaccins

La Commission européenne doit approuver pour sa part mercredi un nouveau contrat, avec la société américaine Moderna, pour fournir jusqu'à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19. Il s'agit du sixième contrat conclu par l'UE avec un laboratoire pharmaceutique afin de précommander des vaccins.

L'Espagne a annoncé pour sa part qu'elle entamerait en janvier une campagne de vaccination, donnant la priorité aux personnes âgées en maison de retraite, très touchées par la pandémie, ainsi que le personnel de ces résidences.

Quant aux premières vaccinations en France, elles devraient être proposées aux "plus fragiles", sans être obligatoires, dès fin décembre-début janvier, selon M. Macron.

Actuellement confinée, l'Autriche envisage, elle aussi, de commencer une campagne de vaccination dès janvier pour les personnes à risque, retraités et professionnels de santé.

Le coronavirus a fait près de 1,4 million de morts dans le monde et contaminé plus de 59,8 millions de personnes depuis fin décembre 2019.

Les Etats-Unis constituent le pays le plus endeuillé avec 259.976 morts, suivis par le Brésil (170.115), l'Inde (134.699) et le Mexique (102.739).

Au Japon, jusque là relativement épargné, Tokyo exhorte ses habitants à éviter les sorties non essentielles et demander aux commerces servant de l'alcool de fermer plus tôt alors que le nombre d'infections au coronavirus est en augmentation dans le pays, ont indiqué mercredi des médias locaux.

Au Pakistan, les hôpitaux sont proches de la saturation et les autorités craignent une seconde vague plus meurtrière que la première.

"Les deux prochaines semaines seront cruciales et notre situation va s'aggraver", a déclaré Qaisar Sajjad, le secrétaire-général de l'Association médicale pakistanaise.