En juillet, l'organisation internationale avait déjà recensé le décès de plus de 3.000 membres du personnel de santé. Le Mexique se retrouve en tête avec 1.320 décès recensés dans le monde médical, suivi par les Etats-Unis (1.077), le Royaume-Uni (649), le Brésil (634) et la Russie (631)."Ces chiffres sont probablement fortement sous-estimés, car dans un grand nombre des pays examinés, tous les cas ne sont pas recensés", avertit Amnesty.

En Afrique du Sud, où 240 professionnels de la santé seraient décédés, les soignants participent actuellement à de vastes mouvements de grève et de manifestations, dénonçant leurs conditions de travail et le manque d'équipements de protection. En août, des centaines de milliers d'auxiliaires de santé se sont également mis en grève en Inde.

Amnesty pointe encore la situation des agents de propreté au Mexique, souvent mal protégés.

La mise en place d'une coopération internationale pour que les professionnels de la santé reçoivent des équipements de protection adéquats est indispensable, selon l'ONG.

"Quand plus de 7.000 personnes meurent en tentant de sauver des vies, on se trouve confronté à une crise d'une ampleur phénoménale", déclare Steve Cockburn, responsable du programme Justice sociale et économique à Amnesty International. "Chaque personne qui travaille dans le secteur de la santé a le droit d'être en sécurité au travail, et il est scandaleux qu'un si grand nombre d'entre elles aient perdu la vie pour avoir fait leur travail."

"Nous demandons à tous les gouvernements de prendre d'urgence les mesures nécessaires pour protéger la vie des personnes travaillant dans le secteur de la santé", conclut ce dernier