La quantité de monoxyde de carbone dans l'atmosphère italienne a diminué d'environ 30% par rapport à la normale, estime lundi la chercheuse Cathy Clerbaux, de la faculté des Sciences de l'ULB, qui se base sur les données de l'instrument IASI.

L'air est moins pollué depuis les mesures prises pour lutter contre la pandémie de covid-19 et c'est visible depuis l'espace. Les analyses du monoxyde de carbone (CO) permettent de rendre compte de la pollution causée par le trafic automobile, par le chauffage et par les industries, soit toute la combustion. "Cela montre qu'il y a moins de trafic et que les industries sont à l'arrêt", note Cathy Clerbaux.

Observer les émissions de CO permet d'estimer la quantité de dioxyde de carbone (CO2) qui se répand et qui se mesure quant à elle difficilement depuis l'espace.

"Je ne vois jamais l'Italie aussi propre. La baisse de pollution est significative", commente la chercheuse.

Les données comparent la qualité de l'air entre fin février et mi-mars 2020 avec celle, en moyenne, des mêmes jours sur plusieurs années qui précèdent.