Le nombre de cas de contamination au nouveau coronavirus est resté stable lundi en Italie avec 229 cas, a annoncé le chef de la Protection civile Angelo Borrelli lors d'une conférence de presse dans la soirée.

L'Italie compte désormais sept personnes mortes du virus (six en Lombardie et une et Vénétie), le septième décès annoncé lundi soir étant un homme de 62 ans, originaire de Castiglione d'Adda, au sud de Milan, où se trouve l'un des foyers de l'épidémie. Il était dialysé et souffrait de plusieurs pathologies chroniques, ont précisé les médias italiens.

"J'espère que cela ne deviendra pas une pandémie (...) je crois que les chiffres que nous avons enregistrés dans notre pays sont limités", a estimé M. Borrelli lors d'une conférence de presse.

Pour sa part, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui envoie une équipe mercredi dans le pays, a indiqué lundi que le monde devait se préparer à une "éventuelle pandémie".

"Les chiffres enregistrés en Italie et dans le reste du monde sont limités à des quantités raisonnables et ne sont pas de nature à faire changer de typologie, c'est-à-dire de nature à faire passer d'une épidémie à une pandémie", a assuré le chef de la Protection civile.

L'Italie est tout de même le troisième pays à compter le plus de cas de contaminations, derrière la Chine et la Corée du Sud.

Le précédent bilan publié lundi matin faisait état de 219 cas dont six décès. Au total, 172 cas sont dénombrés en Lombardie (nord-ouest) et 33 en Vénétie (nord-est).

Sur les 172 cas lombards, 70% sont des hommes et 30% des femmes, ont indiqué les autorités régionales.

Au total, "27 en soins intensifs, 101 personnes sont hospitalisées avec des symptômes, et 94 sont en isolement à leur domicile", a précisé le chef de la protection civile.

Il a également confirmé qu'il "n'y avait pas d'autre foyer identifié".

En revanche, le patient zéro d'où a démarré l'épidémie n'a pas été trouvé.

"Le lien entre ces foyers n'a pas encore été déterminé", a-t-il ajouté.

Depuis lundi, une nouvelle piste pouvant expliquer les contaminations survenues dans les deux foyers d'infection de Lombardie et de Vénétie est explorée.

Elle conduit à un agriculteur de 60 ans, originaire d'Albettone, dans la province de Vicenza (Vénétie), et qui a appelé la pharmacie de Vo' Euganeo, à 15 km de là, se plaignant de symptômes de grippe, a raconté lundi à des médias le maire de Vo' Euganeo, Giuliano Martini.

L'homme, qui fréquentait les bars de Vo' Euganeo, s'était rendu ces dernières semaines dans la zone de Lodi, où se trouve Codogno (15.000 habitants) et d'où sont parties la grande majorité des contaminations de Lombardie.

© AFP