"Je suis horrifiée par cette tuerie sans discrimination, dont des enfants, qui se déroule en Birmanie et par l'incapacité des forces de sécurité à faire preuve de retenue et assurer la sécurité des enfants", a déploré Mme Fore dans un communiqué. 

Les Nations unies ont estimé le nombre de morts lors de la répression des manifestations de samedi à 107 personnes - dont sept enfants - mais s'attendent à ce que ce bilan augmente encore. Les médias locaux font état de 114 morts. 


"Au delà de l'impact immédiat de la violence, les conséquences à long terme de la crise pour les enfants du pays pourraient être catastrophiques", a-t-elle dit. La responsable a souligné que des services de santé élémentaires faisaient déjà défaut en Birmanie citant le fait que près d'un million d'enfants n'avaient pas d'accès à des vaccins et cinq millions à de la vitamine A. "Cette absence d'accès à des soins élémentaires, associée au ralentissement économique qui va pousser plus de gens dans la pauvreté, met en péril toute une génération", a fait valoir Mme Fore. 

Depuis le coup d'Etat le 1er février, au moins "35" enfants ont été tués, a indiqué Mme Fore.