Alors que la campagne de vaccination bat son plein depuis les annonces d'Emmanuel Macron la semaine passée, plusieurs centres de vaccination ont été pris pour cible ce week-end.

Dans la commune d'Audincourt, dans l'Est de la France, c'est une coupure des disjoncteurs d'alimentation électrique qui a perturbé le travail mené par le centre. "Nos services se sont rendus sur les lieux, il y avait quatre disjoncteurs coupés et le disjoncteur de l’alimentation principale était lui aussi coupé. Il n’y a aucun doute là-dessus, le centre de vaccination était ciblé", a déclaré Martial Bourquin, le maire de la commune, à nos confrères du Parisien. Selon lui, la coupure a duré "entre une heure et une heure et demie". Près de 3 500 doses du vaccin Pfizer vont devoir être analysées afin de voir si elles sont encore utilisables. L'élu a annoncé porter plainte.

D'autres incidents ont également été rapportés. Une salle des fêtes de Lans-en-Vercors (Isère) a été saccagée, rapportent plusieurs médias français. Celle-ci avait été mise à disposition pour la campagne de vaccination. Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs personnes s'y seraient introduites et auraient ouvert les systèmes de lutte contre l'incendie, inondant les lieux. Ils seraient "complètement hors d’usage", selon le maire de la ville. 

Des tags antivaccins ("ARN=danger", "Vaccin=génocide") et des croix de Lorraine ont également été taguées sur les murs du bâtiment ainsi que sur l'office du tourisme. "On fait des raccourcis douteux et ignobles, c’est un manque de culture et de respect total par rapport à l’histoire du Vercors" a déclaré l’élu auprès du Monde, rappelant que la région fut une grande base de la résistance.

Un troisième incident a eu lieu dans l'Ouest de la France : cette fois, c'est le feu qui a été utilisé par les casseurs. Du produit inflammable aurait été découvert. Selon le procureur de la République de Bayonne, Jérôme Bourrier, il s’agit d’un acte volontaire. Des enquêtes ont été ouvertes pour chacun des incidents.