Mais dimanche, la responsable de la section jeunesse du Parti social-démocrate a déclaré au quotidien Jyllands-Posten avoir été informée que huit autres personnes avaient été harcelées par le maire social-démocrate - ou avaient été témoins de harcèlements.

Maire de la capitale danoise depuis 2010, M. Jensen - qui avait reçu durant le weekend le soutien de son parti - a jeté l'éponge lundi.

"Cela va éclipser tout le travail politique que je veux faire, c'est pourquoi j'ai décidé de démissionner de mon poste de maire", a déclaré l'ex-édile à la presse.

Il démissionne également de son poste de responsable adjoint des sociaux-démocrates - au pouvoir actuellement au Danemark - qu'il occupait depuis 2015.

Lundi, la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen a appelé à un changement des mentalités.

"Le harcèlement et les atteintes ne peuvent pas être défendus. Ensemble, nous devons créer une culture où cela n'est pas acceptable. Ni en paroles ni en actes", a-t-elle écrit dans un communiqué.

Ces dernières semaines, des milliers de femmes ont dénoncé des cas de harcèlement et des comportements déplacés dans ce pays nordique, souvent considéré comme un modèle en matière d'égalité des sexes.

Début octobre, Morten Østergaard, le fringant chef du parti social-libéral, parangon autoproclamé de la lutte contre le sexisme, a démissionné de son poste. En cause, sa tentative ratée de cacher qu'il avait importuné une collègue en posant une main sur sa cuisse il y a une dizaine d'années.

En 2017, en plein #MeToo, plusieurs femmes avaient dénoncé le harcèlement, principalement dans les milieux culturels danois, mais le mouvement n'avait pas décollé.

La question est revenue sur la table fin août lorsque une animatrice, Sofie Linde, a surpris le public d'un gala télévisé en racontant, plus de douze ans après les faits, comment un haut responsable de la télévision publique lui avait proposé de favoriser sa carrière en échange d'une fellation.