Depuis le 1er janvier, plus de 353.000 décès ont été attribués au Covid-19, soit environ un millier de plus que tous les morts du nouveau coronavirus recensés l'an passé au cours des 10 premiers mois de l'année, selon les données de l'université Johns Hopkins University.

Certains éléments peuvent expliquer cette différence entre les deux années, selon les experts médicaux.

La présidente du département épidémiologique de l'université internationale de Floride, Dr Mary Jo Trepka, a assuré au New York Daily News que le variant Delta, plus contagieux, expliquait le nombre plus conséquent de morts en 2021. Ce qui a été combiné à l'absence d'immunité de groupe, en raison du faible de taux de vaccination.

"Il y a donc eu beaucoup de personnes exposées, sans pour autant tirer parti d'une immunité collective nulle part, à quoi s'est ajouté le variant Delta plus contagieux". Le variant Delta a aussi changé le taux de vaccination nécessaire pour atteindre cette immunité collective, a encore noté Mme Trepka.

En outre, la vaccination généralisée n'était pas disponible avant le printemps aux USA, et le pic cette année a été constaté en janvier, après les vacances. Par ailleurs, contrairement à 2020, il n'y a pas eu de confinements à large échelle aux USA.

Comparer le nombre de cas au nombre de décès est aussi clé, a encore avancé Mme Trepka. "Plus il y a des cas, plus il y aura de morts", a-t-elle relevé, tout en observant que cela dépendait aussi de qui est malade. Les personnes âgées et les personnes vulnérables médicalement présentent davantage de risque de développer une forme grave de la maladie et d'en mourir.

"Il y a un certain risque de mortalité dans tous les groupes d'âge, et donc plus il y a d'infections plus il y aura des décès".