Les révélations des équipes d'Elise Lucet a fait grand bruit jeudi dernier : Nicolas Hulot est accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes. Ce jeudi Paris Match vient apporter de nouveaux témoignages accablant un peu plus l'ancien ministre de la Transition écologique français.

Une ancienne ministre du gouvernement Jospin, dont le nom est tu, affirme que sa fille accuse Nicolas Hulot de l'avoir agressée en 2006. Il aurait essayé d'embrasser la jeune femme, qui le repousse et parvient à s'enfuir alors que l'ex-présentateur d'Ushuaia la poursuit. "Il lui avait donné rendez-vous chez lui. Elle ne s'est pas méfiée parce que je le connaissais bien", raconte-t-elle. L'ex-ministre assure que sa fille est désormais prête "à témoigner devant les policiers"

Les journalistes de Paris Match avancent aussi que "des gens savaient et n'ont rien dit". Pascale Mitterrand, petite fille de François Mitterrand, première femme à avoir accusé et porté plainte contre Nicolas Hulot en 2008, aurait déjà parlé, en 1997, du viol qu'elle a subi. "Notamment au Festival de photojournalisme, Visa pour l'Image, devant un parterre de photographes, deux mois après les faits ", selon Paris Match.

L'article est aussi étayé par la parole de plusieurs personnalités du monde politique, ou des médias, qui connaissent la réputation de l'ancien ministre, à l'instar d'Audrey Pulvar qui savait "que Nicolas était un homme à femmes qui draguait tout ce qui bougeait", ou d'une ancienne conseillère au ministère de l'écologie qui parle "d'un coureur'" avec "une consommation avérée des femmes". Au sein du parti Europe Ecologie Les Verts, "on savait qu'il y avait un problème avec lui", déclare à l'hebdomadaire la porte-parole EELV pour l'Ile de France, Raphaëlle Rémy-Leleu.

Des proches de Hulot, interrogés par le magazine, récusent au contraire le fait d'avoir été au courant de ces accusations. 

Pour Emmanuel Macron, il faut accompagner la libération de la parole

Lors d'un conseil des ministres ce mercredi, Emmanuel Macron a également pris la parole au sujet de son ancien ministre. "Nous n'accepterons jamais une société de l'opacité ou de la complaisance. Et nous ne voulons pas non plus d'une société de l'inquisition. Alors l'enjeu, c'est de faciliter et d'accompagner la libération de la parole, le recueil des plaintes, l’efficacité de la justice. Nous avons énormément fait pour cela, et nous allons continuer à agir résolument en ce sens", a déclaré le président français, dont les propos ont été rapportés par le Parisien.