Loin d'être un grand amateur du confinement, Donald Trump a, à plusieurs reprises, manifesté son envie de reprendre les meetings électoraux, interrompus par la crise du coronavirus.

C'est ce qu'il fera dans un peu plus d'une semaine. Comme il l'a annoncé ce mercredi 10 juin, le locataire de la Maison-Blanche arpentera à nouveau les routes du pays à partir du 19 juin. Son premier arrêt ? Tusla, en Oklahoma. Un choix qui a fait grincer les dents de nombreux Américains, au moment où des manifestations contre le racisme s'organisent aux quatre coins du pays. 

En effet, la ville, tristement célèbre, possède un lourd passé. C'est là qu'a eu lieu ce qui est considéré comme l'un des pires massacres ethniques de l'Histoire des Etats-Unis. Des Blancs y ont massacré sans relâche, durant deux jours, tous les membres de la communauté noire du quartier de Greenwood.  Maisons brûlées, entreprises saccagées... Les dégâts matériels et humains ont été immenses. Selon un rapport datant de 2001, entre 100 et 300 personnes ont perdu la vie dans ces attaques portant le nom de la ville où Donald Trump se rendra le 19 juin.

Combinée à ce choix de lieu problématique, la date retenue par le président américain a également suscité la controverse.  En effet, aux Etats-Unis, le 19 juin constitue le "Jour de la Liberté" ("Juneteenth"), célébrant l'abolition de l'esclavage dans l'Etat du Texas. Plusieurs médias américains ont dénoncé l'attitude du président choisissant de se rendre dans une ville à l'histoire si lourde à un moment si symbolique. 

Donald Trump n'a pas encore réagi à la polémique et a, pour le moment, maintenu le meeting de ce 19 juin.