Les deux universitaires relèvent que certains étudiants étrangers à travers le monde ont dû faire face à des agressions verbales et, dans certains cas extrêmes, à des violences physiques. M. Dahdouh-Guebas et Mme Vandebroek craignent que la pandémie de coronavirus provoque davantage de stéréotypes raciaux, d'intimidation et de harcèlement, ce qui aurait à son tour des effets négatifs sur la participation aux programmes d'échange international.

"Ce constat est plutôt amer si l'on considère que les scientifiques internationaux s'adaptent justement d'ordinaire le plus rapidement à un nouvel environnement et sont les plus ouverts aux nouvelles traditions et valeurs culturelles", déclare M. Dahdouh-Guebas.

Les chercheurs plaident en faveur d'une plus grande flexibilité et d'une plus grande ouverture face aux enjeux de la science. Ils demandent en outre que les étudiants et les chercheurs en mobilité soient mieux préparés avant et après leur arrivée.

"Les échanges sont importants. Pouvoir se rencontrer et apprendre les uns des autres, maintenir une ouverture d'esprit et une curiosité sont les fondements indispensables de la science et d'une bonne compréhension interpersonnelle. Nous espérons donc pouvoir relancer nos programmes d'échange dès que possible", conclut Romain Meeusen, vice-recteur de la VUB chargé des politiques d'internationalisation.