"Les pays riches se sont engagés à faire don de plus d'un milliard de vaccins cette année et des centaines de millions d'autres en 2022, ainsi qu'à aider l'Afrique à fabriquer et acheter ses propres vaccins. Cela nous donne de l'espoir, mais la plupart de ces promesses ne sont pas tenues", dénoncent les signataires de cette lettre adressée aux représentants du G20.

"L'Afrique ne peut pas attendre. Nous avons besoin de doses maintenant", exhortent-ils, précisant que moins de 4% de la population africaine a été vaccinée contre plus de 70% de la population de certains pays riches.

"Cette différence est injuste et contre-productive, elle laisse les Africains - et le monde entier - à la merci du virus", ajoutent-ils, avertissant que cela pourrait mener à l'apparition "de nouveaux variants plus dangereux".

Cette lettre est signée par l'ambassadrice de l'Unicef et chanteuse Angélique Kidjo, mais aussi par le chanteur nigérian Davido ou le musicien nigérian Femi Kuti.

Le continent africain a du mal à obtenir un nombre suffisant de doses en raison des restrictions à l'exportation imposées par certains pays producteurs et de la priorité donnée par les fabricants à certains gouvernements avec lesquels ils ont passé un accord.

L'échec de la levée de la barrière des brevets sur les vaccins anti-Covid pour permettre aux pays à faible revenu de produire localement des vaccins génériques moins chers a également entravé l'accès aux vaccins sur le continent.

Les pays africains en sont réduits à dépendre de plus en plus des dons des surplus achetés par les nations les plus riches.

Environ les trois-quarts des 77,5 millions de doses promises à l'Afrique lui ont été données, soit 57 millions, selon l'Unicef.

Les pays occidentaux sont les plus prompts à promettre. En juin, le G7 a annoncé plusieurs centaines de millions de doses qui, pour la plus grande part, n'ont toujours pas atteint le continent.