Selon Channel 4 News et The Independent, 46 bébés ont subi des lésions cérébrales et 19 sont morts-nés à Nottingham entre 2010 et 2020. Plus de 91 millions de livres sterling de dommages et intérêts et de frais ont déjà été versés aux familles des victimes, selon le rapport.

En réponse à ce scandale, le directeur général des hôpitaux universitaires de Nottingham (NUH) a déclaré : "Nous nous excusons du fond du cœur". NUH gère le Queen's Medical Centre (QMC) et le Nottingham City Hospital de la ville.

Ces dernières années, les services de maternité des deux hôpitaux ont fait l'objet de plaintes répétées de la part des familles ainsi que de la part de plusieurs responsables et employés de ces hôpitaux.

L'année dernière, les inspecteurs de la Care Quality Commission (CQC) ont qualifié les deux unités d'"inadéquates", mettant en évidence de graves préoccupations au sein du personnel qui manquait de qualifications et qui était en pénurie. L'année dernière, 73 postes de sages-femmes étaient vacants dans ces hôpitaux. 

Outre les cas de lésions cérébrales et de mortinatalité, la dernière enquête a également fait état de 15 autres décès, et a mis en évidence des manquements dans les enquêtes réalisées les années précédentes.

Elle indique que dans certains cas, "des notes médicales clés manquaient ou n'avaient jamais été rédigées, tandis que d'autres étaient totalement inexactes".

Des détails glaçants de ces enquêtes auraient également été atténués par la direction de l'hôpital afin d'alléger les problèmes liés aux deux hôpitaux. Une personne a alors décidé de prévenir le quotidien anglais The Independent, que des responsables de l'hôpital, qui dispose de l'un des plus gros budgets du système de santé publique, avaient laissé s'installer une pénurie de personnel, que les appels de sages-femmes étaient souvent ignorés et que certains incidents étaient mis sous le tapis.