Plusieurs milliers de personnes ont manifesté sous la pluie à Paris dimanche, à l'appel d'un collectif baptisé "Jour de colère" aux cris de "Hollande démission", ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le collectif qui regroupe divers petits groupes de droite et d'extrême droite ainsi que des catholiques conservateurs hostile au mariage homosexuel, dénonce "l'action gouvernementale délétère qui nous mène droit vers l'abîme".

Il appelle le président socialiste à se retirer "tout de suite", sinon le "+Jour de colère+ ira le poursuivre dans la rue avant de le chasser dans les urnes".

Le défilé, parti de la place de la Bastille Bastille à 14h00 (13H00 GMT), doit traverser le centre de Paris jusqu'à l'esplanade des Invalides.

"Vous êtes ici pour crier votre ras-le-bol, ils sont plus préoccupés par leurs aventures (...) que par le chômage et la liberté du peuple de France", a lancé au micro un des organisateurs, qui a requis l'anonymat, en faisant allusion à la révélation de la liaison de François Hollande avec une actrice.

Plusieurs organisations qui avaient dans un premier temps manifesté leur intérêt pour ce "jour de colère", censé fédérer tous les mécontentements du pays, se sont finalement désistées.

Ainsi la "Manif pour Tous", fer de lance de l'opposition à la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, a fait défection.

Le collectif des "bonnets rouges", qui a animé à l'automne des manifestations de masse en Bretagne (ouest) contre une nouvelle taxe, s'est également abstenu.

Le Front National, le parti d'extrême droite de Marine Le Pen, a également fait savoir qu'il n'était pas partie prenante de la manifestation.

En marge de la manifestation, une dizaine de militantes féministes du groupe Femen ont scandé "allez brouter ailleurs", avant d'être arrêtées par les forces de l'ordre.