Monde C'est définitivement la saga qui est sur toutes les lèvres aux Etats-Unis. La procédure de destitution dont fait l'objet le président américain passionne ses compatriotes.

 Ils seront donc heureux d'apprendre qu'un livre sur le sujet sortira le 19 novembre prochain. Intitulé "A Warning" (NDLR: "Un avertissement" en français), l'ouvrage aurait été écrit par un ancien hait-placé à la Maison-Blanche. Une affirmation qu'il est impossible de confirmer puisqu'il sera publié anonymement. Quoi qu'il en soit, le roman fait déjà grand bruit outre-Atlantique. Et pour cause, il contiendrait des révélations sur l'entourage du chef d'Etat qui ne lui serait pas si fidèle que ça.

Comme l'explique le HuffPost américain qui a pu consulter l'ouvrage sans pouvoir en fournir à ses lecteurs le moindre passage, le livre détaillerait une théorie selon laquelle plusieurs membres du cabinet du président prévoyaient depuis bien longtemps de destituer Donald Trump. Parmi ceux-ci, figurerait le vice-président des Etats-Unis, Mike Pence. La stratégie était simple. Ces derniers souhaitaient rédiger une lettre, qu'ils auraient fait signer par la suite par le nombre requis de membres du cabinet, invoquant la section 4 du 25e amendement. Ce dernier donne la possibilité de retirer ses fonctions au chef de l'Etat si ce dernier n'est plus capable de les assurer pour des raisons mentales. C'est alors le vice-président qui assure l'intérim.  

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Le vice-président aurait douté des capacités mentales de Trump

Mike Pence aurait dû ratifier la lettre, après que cette dernière ait recueilli le nombre de signatures suffisant, et ensuite la présenter au Congrès. Ce que le vice-président n'aurait pas rechigné à faire, loin de là. L'inhabilité mentale de Trump aurait été évoquée à la suite du licenciement de James Comey de son poste de directeur du FBI, décidée unilatéralement par le milliardaire. C'est peu après cette éviction soudaine et étrange pour certains qu'a été lancé la fameuse enquête du procureur spécial Mueller. 

Lors d'une conférence de presse, ce 7 novembre, le second de Trump a nié en bloc ces accusations. " Quand ces rumeurs sont apparues il y a quelques années, je les ai démenties, a-t-il déclaré. Je n’ai jamais entendu aucune discussion sur le 25e amendement depuis le début de ma prise de fonction comme vice-président et d’ailleurs, pourquoi en aurais-je entendu?



Ce n'est pas la première fois pourtant que l'homme fait l'objet de telles allégations. En effet, après que la vidéo "Grab by the pussy" (NDLR: dans laquelle on pouvait entendre celui qui est dorénavant à la tête des Etats-Unis appeler à attraper les femmes par la "chatte") ait émergé sur la toile, Mike Pence aurait fait savoir aux pontes du parti républicain qu'il était prêt à remplacer Trump. Ce dernier voyant déjà dans sa démarche de l'époque une véritable "trahison".