Dès l'âge de 15 ans et jusqu'au jour de sa mort en 1993, Maria Isabel Santos a partagé sa vie avec le baron de la drogue Pablo Escobar. Celle-ci a récemment sorti un livre qui lève le voile sur l'intimité du responsable du cartel de Medellín.

Interrogée par RTL France, elle se souvient d'un homme à deux visages : "Il était près de ses enfants, racontait des histoires, mon fils adorait ça. Et avec moi, il était romantique, il m'offrait des fleurs, m'envoyait même des lettres d'amour". En revanche, celui-ci devenait un tout autre homme en passant le pas de la porte : "C'était deux personnes différentes dans le même corps, il y a le 'Pablo' de la maison et le 'Pablo' à l'extérieur. Véritable tueur, mais aussi mari infidèle".

"Je le pensais entrepreneur à succès"

Maria Isabel Santos n'ignorait pas les nombreuses infidélités de son mari, mais elle n'a jamais pu se résoudre à le quitter. "Il me disait non, qu'il n'abandonnerait sa famille et sa maison sous aucun prétexte, et moi, j'y voyais une preuve d'amour".

Néanmoins, celle-ci affirme qu'elle ne connaissait rien à l'époque des actions sanglantes commanditées par le baron de la drogue. “Je le pensais entrepreneur à succès dans l'élevage et la promotion immobilière et jeune politicien apprécié”, confie-t-elle dans un autre entretien pour Paris Match. Les nombreuses enquêtes menées sur son mari à la suite de son lancement en politique en 1982 ont finalement fini par mettre la puce à l'oreille de la jeune femme. "Lorsque je l'ai découvert, c'était trop tard, irréversible"

Obligée de fuir sous les menaces des seigneurs des autres cartels après la mort de Pablo Escobar en 1993, Maria Victoria Henao a depuis refait sa vie en Argentine sous le nom de Maria Isabel Santos. “Depuis bientôt trente ans, je me reconstruis".