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Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, au cinquième jour de l'opération militaire Sangaris qui doit permettre de restaurer la sécurité dans le pays, a annoncé la présidence française. Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, "a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8ème régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres" (sud), indique un communiqué de l'Elysée.

"Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats et il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire", poursuit l'Elysée.

Il s'agit des premières pertes françaises annoncées depuis le déclenchement jeudi de l'opération "Sangaris".

Les soldats français ont entamé lundi une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.

Les groupes armés qui tenaient les rues de Bangui ont pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp de la capitale centrafricaine et "la population n'est plus menacée", avait indiqué lundi soir à Paris l'état-major des armées.

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (2.500 soldats).