De nouvelles recherches pour retrouver Théo dans des endroits infestés de serpents.

Si la police australienne a renoncé depuis la semaine passée, des bénévoles avaient décidé, hier, de reprendre les recherches physiques au sol, plus d’un mois après la disparition du Belge de 18 ans Théo Hayez. Celles-ci devaient se concentrer sur un secteur bien délimité du cap de Byron Bay où le smartphone de Théo a émis son dernier signal le samedi 1er juin avant 14 h, soit plus de 15 heures après que le garçon a été vu et filmé pour la dernière fois alors qu’il quittait le bar Cheeky Monkey.

Pourquoi ? Lors d’une précédente battue, un chien accompagnant les bénévoles a eu un comportement bizarre. Habituellement très obéissante, Princess a quitté le groupe et disparu durant une heure, malgré les rappels de son maître. Qu’avait-elle trouvé ? Les aboiements ont permis de délimiter une certaine zone située dans le secteur du dernier signal du smartphone, et c’était l’objectif des nouvelles recherches. L’endroit est difficile d’accès, du bush à la fois escarpé et infesté de serpents. Les organisateurs recommandaient à chacun de se munir de bâtons et chausser des bottes.

Ce qu’on recherche, c’est tout ce qui peut avoir un lien avec Théo, et en particulier son portable, un Oppo R17.

Pour rappel, le vendredi 31 mai, Théo, arrivé deux jours plus tôt à Byron Bay, achète, vers 19 h 15, une bouteille dans le magasin Northern Bottle Store. À 23 h, Théo quitte le bar Cheeky Monkey pour, en bonne logique, rejoindre, à pied, l’auberge Wake Up où il loge mais n’arrivera pas, en tout cas n’utilisera pas la clé de sa chambre.

Filmé à la sortie du Monkey, on le voit marcher, seul, bien déterminé. Il devait arriver à l’auberge avant minuit.

Plus aucune caméra ne le filmera. Mais à minuit 20, il (du moins : son GSM) envoie un message WhatsApp à un ami.

C’est un soir du week-end. Si l’agglomération compte moins de 5 000 habitants, il y a de l’animation. Comment a-t-il pu disparaître en pleine ville ? Le mystère est hallucinant.

Le dernier ping émis quinze heures plus tard n’implique pas que le portable était toujours entre les mains de Théo. Aucune caméra ne l’a filmé marchant vers le cap de Byron Bay qui se trouve à l’opposé de l’auberge.

Si le signal est émis depuis le secteur du phare, n’est-ce-pas parce que Théo est n’importe où, sauf là ? L’enquête se poursuit. Elle implique tous les véhicules filmés à Byron Bay la nuit de la disparition et jusqu’au lendemain samedi après 14 h.