Monde L’entreprise va collaborer à l’enquête alors que la police est déconcertée.

Plus de deux semaines après la disparition de Théo Hayez à Byron Bay en Australie, le mystère reste total. Son papa a pris la parole pour la première fois ce lundi. " Quand j’ai quitté la Belgique, j’ai promis à son petit frère que je ramènerai Théo à la maison, aidez-moi à garder ma promesse", a expliqué très ému Laurent Hayez.

Le papa de Théo a aussi demandé à WhatsApp, l’application de messagerie, de collaborer à l’enquête. Une requête à laquelle l’entreprise a répondu positivement. Même si elle accepte d’aider les enquêteurs, il reste difficile de récolter des informations venant des grandes entreprises de communication comme le confirme Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral : "En général, les résultats sont très pauvres malheureusement quand on contacte des sociétés étrangères. Ce qu’on obtient bien souvent, ce sont les informations données à l’ouverture du compte. Sur le contenu des messages, par exemple, c’est extrêmement difficile de recevoir quelque chose. C’est le même problème pour beaucoup de pays. C’est une question qui apparaît dans de nombreux dossiers. Un des problèmes est que certains opérateurs ne gardent pas de traces des messages une fois qu’ils ont été distribués, sauf si l’utilisateur a fait le choix de les conserver dans un cloud."

Certaines données comme le nom d’utilisateur, l’adresse IP ou encore la position active de Théo pourraient être fournies à la police.

Les forces de l’ordre australiennes se disent déconcertées. Elles ne disposent que de deux vidéos où le jeune homme est distinctement identifiable dont des images montrant Théo le 31 mai à 19h45 en train d’acheter de l’alcool. La police collabore à présent avec des détectives spécialisés dans les homicides. De vastes ressources ont été mobilisées près du phare de Byron Bay, où le téléphone de Théo a borné le lendemain de sa disparition. Elles continuent aussi dans le reste de la région. La collaboration entre les services australiens et la Belgique est en cours également. "On met le parquet fédéral au service des enquêteurs australiens en cas de besoin. Cela permet d’éviter à l’Australie de faire une commission rogatoire internationale à chaque fois qu’ils ont besoin d’une réponse à une question. On le fait pour eux. Notre rôle est également de servir de lien avec les familles. Une de nos grandes préoccupations, surtout depuis les attentats, est d’ouvrir une grande place aux familles des victimes", explique Eric Van Duyse.

Théo Hayez a disparu le 31 mai dernier après avoir quitté à pied une boîte de nuit.