La barrière du passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or (Marne), où une collision entre un TER et une voiture a causé la mort d'une femme et de trois enfants, a été "pliée" et l'enquête en cours en donnera les raisons, a déclaré Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau.

Selon un photographe de l'AFP présent sur place, l'une des deux barrières est en effet "enfoncée" depuis la route vers l'intérieur du passage à niveau. Le maire de la commune a affirmé que "a priori, le véhicule aurait percuté la barrière fermée au moment où le TER Reims-Epernay passait".

Lors d'un point presse sur place, M. Jeantet, qui a annoncé avoir demandé une "enquête interne", a par ailleurs assuré que ce passage à niveau ne figurait "pas dans la liste" de ceux classés comme "sensibles".

"C'est un passage a niveau automatique lumineux à deux demi-barrières" qui "se déclenche automatiquement quand un train approche", a-t-il précisé, ajoutant "qu'à sa connaissance", il n'y avait pas de "dysfonctionnement".

"On a des enquêteurs, des experts techniques en particulier de passages à niveau" qui vont faire "des constatations et vont réfléchir aux scénarios qui ont pu provoquer ce drame-là", a-t-il poursuivi.

Mais "pour l'instant le lieu est sécurisé" et "interdit d'accès par la gendarmerie, qui a évidemment la priorité pour faire son enquête judiciaire", a affirmé le responsable de la SNCF, précisant qu'il y avait 14.500 passages à niveau en France représentant un coût de "près de 120 millions d'euros par an pour la maintenance courante".

Une assistante maternelle et trois enfants qu'elle transportait dans sa voiture sont morts lundi matin lors d'une collision avec un TER effectuant la liaison Reims-Epernay à un passage à niveau sur la petite commune champenoise d'Avenay-Val-d'Or.

Quatre des 25 voyageurs du TER ont été légèrement blessés, pris en charge par les pompiers, et le conducteur du train est extrêmement choqué, selon la SNCF qui a détourné la circulation ferroviaire.

Le parquet de Reims a décidé d'ouvrir une enquête en recherche des causes de la mort, confiée à la section de recherche de Reims et la brigade de recherche d'Epernay.

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