Une catastrophe a pu être évitée de justesse ce samedi. Selon les informations du site Ouest France, une mère de famille de Courtonne-les-deux-églises, un village situé dans le département du Calvados, a remarqué l'impact d'une balle au dessus de la tête de lit dans la chambre de sa fille. Il s'agit d'une balle de calibre 12 mm, généralement utilisée par des chasseurs pour tuer le gros gibier. La maison étant située près d'un bois, des chasseurs passent régulièrement devant la propriété.

La mère de famille a rapporté l'incident et une enquête a été ouverte par la gendarmerie. L'affaire a fait grand bruit dans la région, le président de la Fédération des chasseurs du Calvados juge même cette dernière inadmissible. "J'espère que le coupable sera appréhendé (...) on a deux groupes de chasseurs dans ce coin de Normandie. L'enquête est en cours mais je n'ose pas croire que cela puisse être un chasseur de nos équipes", s'est-il exclamé.

Rappelons que tirer en direction d'une habitation est formellement interdit dans le cadre de la chasse. "Tous les chasseurs le savent. C'est la base. Et puis, il y a la règle des 30° qui donne un angle de tir à chaque chasseur. On voit parfois passer du gibier et on ne le tire pas car les règles de sécurité ne sont pas respectées. A chaque sortie de chasse, les règles sont rappelées (...) Bien sûr, il y a des balles qui ricochent, mais je ne pense pas qu'on soit dans ce cas de figure. Nous sommes derrière la gendarmerie pour savoir qui a fait ça", a conclu le président de la Fédération des chasseurs du Calvados.

Des accidents dans le secteur de la chasse ne sont pas si rares. En septembre dernier déjà, un chasseur avait perdu la vie dans l'Oise, après avoir été touché à la jambe. Ce type d'incident est souvent le résultat d'erreurs humaines, dans ce cas-ci le chasseur en question avait quitté son groupe sans en avertir les autres chasseurs. Or, tout déplacement lors d'une battue est interdit. De plus, l'auteur du tir aurait ouvert le feu sans avoir identifié formellement sa cible. Le risque zéro n'existe donc pas dans cette discipline, et ce genre de drame rappelle à quel point les règles en vigueur doivent être scrupuleusement respectées.