DSK ne serait plus que l'ombre de lui-même: "brisé et malade", déclarait un de ses proches au JDD


PARIS Tout sourire devant les caméras, DSK ferait tomber le masque une fois passé la porte de la sphère privée. Depuis l'affaire Diallo, Banon mais aussi celle, encore en cours, du Carlton de Lille, l'ancien patron du FMI serait "un homme brisé", évoquent ses proches. Brisé et "malade", raconte un proche ayant demandé le plus stricte anonymat.

"Pour la première fois ces derniers jours, il m’a dit qu’il fallait qu’il se fasse soigner. Il a admis qu’il était malade… ", confie ce dernier. "Il se ronge les ongles au sang, dévore jusqu’à la peau de ses doigts, et passe ses journées à ne rien faire", poursuit-il. "Il est l’ombre de lui-même. Un ressort s’est cassé", affirme un autre proche.

DSK, isolé dans son entourage et laissé de côté par... les éléphants du PS. Ceux-ci même qui lui avaient fait les yeux doux à l'aune des Primaires.

Le candidat jadis tout désigné du PS pour la présidentielle de 2012 est, semble-t-il, tombé bien bas. "Comment a-t-il pu imaginer qu’il serait président en flirtant depuis si longtemps avec la ligne rouge?" s’interroge un de ses proches, qui admet ne plus sourire des actes "libertins" du socialiste. "Personne ne l’a vu rentrer dans cet autre monde", regrette-t-il encore.

Désormais sous la menace d’une garde à vue et de mises en examen pour complicité de proxénétisme et recel d’abus de biens sociaux, DSk sera entendu par les juges prochainement. "Nous demandons à pouvoir nous expliquer, c’est une campagne de lynchage médiatique", déplore de son côté son avocat, Me Henri Leclerc.

© La Dernière Heure 2011