C'est du faux sang qui coulait lundi dans fontaine du square Trump à Petah Tikva, au centre d'Israël. "Nous payerons l'annexion par le sang", avaient en outre écrit en lettres rouges les militants. Le square a été renommé en l'honneur de Donald Trump l'an dernier, deux ans après que le président a transféré l'ambassade américaine à Jérusalem, reconnaissant de facto la ville comme capitale d'Israël.

La vandalisation de la fontaine n'est que la dernière action en date de protestation contre le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'annexer des territoires palestiniens déjà occupés.


"Il y a des phases qui sont des points de non-retour. Nous n'oublierons jamais notre peur des attaques terroristes durant notre enfance", ont déclaré les manifestants à Channel 12, faisant référence aux vagues de violence palestinienne au cours des 30 dernières années.

"L'annexion va créer une catastrophe économique et sécuritaire, et tout cela à cause de politiciens qui jouent avec le feu aux dépens des citoyens en pleine crise économique", ont-ils souligné, faisant visiblement référence aux menaces internationales en réponse à l'annexion.

Cette protestation intervient deux jours avant l'échéance clé du 1er juillet, date à partir de laquelle le gouvernement israélien doit se prononcer sur son projet d'annexion, préconisé par le plan de paix de l'administration Trump.