Nelson Mandela n’était pas immortel, il s’est éteint, hier soir. Son œuvre, elle, restera à jamais. Un parcours atypique, extraordinaire, pour un homme d’une humilité totale. Un homme dont on conservera l’image d’un grand – un immense – sage qui aurait pu provoquer un incendie total et dévastateur dans son pays, l’Afrique du Sud. Il n’en fera rien. 

Lui qui avait pris les armes au début des années 60 pour lutter contre le régime de l’apartheid a tendu la main à ses bourreaux après 27 ans d’un emprisonnement inique. “Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres”, expliquera-t-il quelques années après sa libération. 

Madiba, comme l’appelaient les Sud-Africains dira encore : “L’honnêteté, la sincérité, la simplicité, l’humilité, la générosité, l’absence de vanité, la capacité à servir les autres – qualités à la portée de toutes les âmes – sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. Seul un homme… surhumain pouvait tenir de tels propos. Mandela s’en est allé mais sa légende survivra et son héritage sera éternel.