"Elle n'est pas présidentiable", a tranché M. Cohn-Bendit, un ancien leader du mouvement étudiant de mai 1968 en France lors de l'émission Matin Première de la RTBF dont il était l'invité.

"Elle n'est pas disqualifiée (pour le second tour de l'élection qui aura lieu dimanche) parce qu'elle sera sur le bulletin de vote. Mais si dans le débat hier (mercredi soir opposant Mme Le Pen et M. Macron), elle voulait démontrer qu'elle était présidentiable, elle n'a pas réussi", a-t-il dit, répétant que la candidate du Rassemblement national (RN, extrême droite, anciennement Front national) n'"était pas présidentiable" à ses yeux.

"Marine Le Pen est une bonne candidate, candidate qui pourrait être députée, etc. Mais quand moi je projette qui pourrait être présidentiable, elle, elle ne l'est pas", a renchéri l'ex-eurodéputé écologiste (1994-2014), jadis surnommé "Dany le rouge".

"Ses projets (de Mme Le Pen) ne tiennent pas la route. Ce qu'elle propose (notamment en termes de pouvoir d'achat) est ridicule. Ses propositions ne tiennent pas debout", a encore déclaré M. Cohn-Bendit - dont les critiques affirment qu'il est passé à 77 ans du rouge révolutionnaire au vert des écologistes avant le bleu (son soutien à la politique généralement libérale de M. Macron, qui se qualifie toutefois de "centriste").

Il a également déploré que le système électoral français - majoritaire avec ses deux tours tant pour la présidentielle que pour les législatives (prévues les 12 et 19 juin prochains) - "étouffe la démocratie".