La campagne de l'entre-deux-tours bat son plein. À huit jours du scrutin, le président sortant garde l'avantage dans les intentions de vote (de 53 à 55%) mais avec une marge moindre qu'il y a cinq ans (64/36%). Et avec toujours plusieurs inconnues, notamment le niveau de l'abstention et le report des 21,95% de voix qui se sont portées dimanche sur le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon. Cette campagne d'entre-deux-tours ne ressemble en rien à celle du premier, qui s'était déroulée dans l'ombre de la guerre en Ukraine qui avait beaucoup mobilisé le président-candidat.

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19h33 : Près de 22 000 manifestants contre l'extrême droite en France

A Paris et en région, près de 22.000 manifestants sont allés samedi dire "non à l'extrême droite", sans pour autant soutenir Emmanuel Macron à huit jours du second tour de la présidentielle, qui oppose le président sortant à Marine Le Pen. Selon le ministère de l'Intérieur, 12.690 personnes se sont mobilisées dans plus de 50 manifestations en région et 9.200 à Paris.

19h07 : Marine Le Pen contre attaque sur l'écologie

Après le discours d'Emmanuel Macron centré sur l'écologie à Marseille ce samedi, la candidate du Rassemblement national a réagi sur Twitter. "Macron veut cacher ses échecs écologiques et ses propositions creuses par des insultes ou des mensonges", a-t-elle écrit.


18h07 : Des milliers de manifestants contre l'extrême droite à Paris

La marche contre l'extrême droite prend fin dans la capitale française, dans des échauffourées entre manifestants et policiers. Ces derniers ont fait usage de gaz lacrymogènes.



17h37 : Macron toujours en tête des sondages, à qui vont bénéficier les reports de vote ?

Selon le sondage Ipsos-Sopra Steria pour FranceInfo et Le Parisien de ce 16 avril, Emmanuel Macron mène toujours la course à la présidence. Il est, à l'heure actuelle, crédité de 55,5% des intentions de vote (-0,5 point par rapport à vendredi*), tandis que Marine Le Pen en obtient pour le moment 44,5%, soit 0,5 point de plus que la veille.

FranceInfo dévoile également une évaluation du report des voix des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, de Yannick Jadot, de Valérie Pécresse et d'Éric Zemmour.

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17h : "Le 24 avril est un choix de civilisation"

Toujours sur le thème de l'écologie, Emmanuel Macron a encore une fois adressé un tacle à son adversaire. Selon, le président-candidat, le 24 avril, date du second tour, est un "choix de civilisation". "Le 24 avril prochain, ne cédez pas à la peur, au “à quoi bon”, ne cédez pas au grand relativisme", a-t-il insisté. "Si vous ne voulez pas renoncer à l’humanisme, si vous ne voulez pas renoncer à cette civilisation du XXIe siècle, si vous ne voulez pas renoncer à bâtir une grande nation écologique, alors rejoignez-nous !".

"Le 24 avril, c’est un référendum pour ou contre l’Union européenne. Le 24 avril, c’est un référendum pour ou contre l’écologie", a-t-il clamé.

16h40 : En déplacement en Eure-et-Loir, Marine Le Pen se présente comme une "mère de famille" pour la France

En terrain conquis dans la petite bourgade de Saint Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir), Marine Le Pen a promis samedi entre le bar tabac et la brocante de diriger la France comme une "mère de famille" et de défendre les "plus vulnérables". Près du comptoir masqué par une forêt de caméras, Marine Le Pen salue des clients. "Si le peuple vote, le peuple gagne", lance à huit jours du second tour la candidate, toujours inquiète d'une abstention de ses électeurs qui lui avait coûté cher aux régionales.

16h25 : Macron se présente en défenseur de l'environnement

En meeting à Marseille, le président sortant s'est lancé dans un long discours sur l'écologie. "C'est à nous d’agir et de faire", a-t-il entamé, défendant ensuite son bilan. "Nous avons entendu deux messages. Le premier est celui qu’une bonne partie de nos compatriotes nous ont fait entendre le 10 avril dans les urnes pour mettre l’environnement au cœur de notre campagne et des années à venir pour la France. Le deuxième que nous avons entendu est celui des scientifiques du monde entier. Une fois encore, le GIEC a remis un rapport qui nous donne trois ans pour tenir les objectifs de l’accord de Paris, pour léguer à nos enfants une planète vivable."

"Pendant cinq ans nous nous sommes battus et avons pris des décisions qui avaient été tant de fois reportées", s'est vanté Emmanuel Macron, en évoquant la fin de l'exploitation hydrocarbure actée pour 2040, la fermeture des usines à charbon et la France "premier pays d'Europe en surface bio".


Le candidat LREM a aussi annoncé que son prochain Premier ministre sera directement chargé de la planification écologique. S'il est réélu, son Premier ministre sera "directement chargé de la planification écologique" afin d'aller "deux fois plus vite" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"La politique que je mènerai dans les cinq ans venir sera écologique ou ne sera pas", a-t-il lancé lors d'un meeting. Le Premier ministre, a-t-il ajouté, sera "appuyé par deux ministres forts, le ministre de la planification énergétique", qui "aura pour mission de faire de la France la première grande nation à sortir du pétrole, du gaz et du charbon", et un ministre "chargé de la planification écologique territoriale".

16h07 : Macron continue de tacler le Rassemblement national

Dans son discours à Marseille, le président-candidat a attaqué plusieurs fois le projet de son adversaire à la présidentielle, Marine Le Pen. "J’aurais pu, ici, vous évoquer la rupture qu’elle prépare avec notre laïcité, lorsqu’elle veut stigmatiser des milliers de Français, en interdisant le voile, la nourriture casher ou hallal. J’aurais pu vous parler de l'alliance militaire avec la Russie. Et pas un mot pour le continent africain, de l’autre coté de cette mer", a-t-il énuméré.

"Non, ne sifflez pas l’extrême droite, ne la sifflez pas… Battez-la le 24 avril !", a-t-il exhorté face aux huées de ses partisans.

15h49 : Marine Le Pen accusée de détournement d'argent public

Médiapart révèle que la candidate RN à la présidentielle est accusée, dans un rapport de l’Office anti-fraude de l’Union européenne, de détournement d'argent public au moment où elle était eurodéputée.

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15h41 : Macron promet de "réconcilier au lieu de diviser"

"Il n'y a qu'un projet qui permet de rassembler plutôt que de diviser", a-t-il défendu, et de poursuivre en fustigeant "le grand rabougrissement" (référence à la théorie du grand remplacement, chère à l'extrême droite).

"Nous avons bâti une civilisation et une culture, une ouverture au monde, une exigence et une volonté de toujours porter cette voix unique à l’égard du reste du monde, cette fierté française c’est cela, ce n’est pas le grand rabougrissement, la grande division, la grande séparation qui consisterait à dire à des enfants nés sur notre sol qu’ils n’y ont plus leurs droits", a martelé Macron.

15h30 : Emmanuel Macron est arrivé sur scène

Après un bain de foule, le candidat LREM est monté sur scène pour entamer son discours. "Merci d’être là à Marseille ! De Nice à Toulon, des quatre coins de cette région, vous êtes venus aujourd’hui", a-t-il commencé.

15h14 : Plusieurs centaines de sympathisants d'Emmanuel Macron attendent son arrivée au Pharo

Le président-candidat est attendu pour son grand meeting de l'entre-deux-tours. Dans le parc du Pharo, à Marseille, des centaines de sympathisants sont déjà rassemblés. Emmanuel Macron devrait prononcer un discours centré sur l'écologie et la jeunesse, dans la ville où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête au premier tour. Alors que les équipes du candidat attendaient 3000 à 5000 personnes, la pelouse est encore loin d'être pleine.

© AFP

14h54 : La manifestation contre l'extrême droite débute à Paris

Le cortège s'est formé place de la Nation et commence à se diriger vers le boulevard Voltaire. On peut y voir des groupes de la NPA (nouveau parti anticapitaliste), du PCF, de Solidarité ouvrière ou encore SOS Racisme.


12h55 : "Je ne suis pas obtuse", se défend Le Pen sur la question du voile

Marine Le Pen est revenue sur sa proposition visant à interdire le voile dans l'espace public. " Je sais quels sont les problèmes liés au voile. Il y a des femmes âgées qui le mettent parce que ça correspond, pour elles, à un moment de leurs vies .(...) Ça n'a pas la même signification qu'à des jeunes femmes que l'on force de le mettre ", a estimé la candidate du RN.

"Je ne suis pas obtuse, explique ce samedi la candidate. Mais il faut régler ces problèmes des femmes qui sont obligées de mettre le voile parce qu'elles sont sous la pression des islamistes."

C'est une évolution du programme de la candidate du Rassemblement national car elle assure que cette interdiction passera devant le Parlement.

11h46 : "Le débat est un moment pour expliquer mon projet ", assure Marine Le Pen

La candidate d'extrême droite a prévu de se rendre dans un bar à Saint-Remy-sur-Avre, dans l'Eure-et-Loir, ce samedi matin. Elle doit y rencontrer plusieurs personnes, dont le patron de l'établissement pour évoquer la question du pouvoir d'achat.

La candidate s'est exprimée à propos du débat de l'entre-deux-tours et se dit "extrêmement sereine". " Le débat c'est un moment important pour expliquer mon projet, pour montrer qu'il est crédible, applicable et qu'il correspond au besoin des Français ", a-t-elle expliqué.


"Qu'il y ait des gens en France (...) qui manifestent contre les élections, c'est quand même quelque chose d'assez étonnant", a également lancé Marine Le Pen, interrogée sur les manifestations contre l'extrême droite prévues dans toute la France cet après-midi. " Il y a des dizaines de pays dans le monde où il n'y a pas d'élections. Venir manifester contre les résultats d'une élection, je trouve ça profondément antidémocratique. Je pense que les Français trouvent ça désagréable de voir que leur choix est contesté ".

10h30 : Une action d'Extinction Rebellion pour remettre le climat au centre du débat

Des centaines de militants d'Extinction Rebellion ont débuté, ce samedi, une action visant à " remettre les enjeux climatiques au centre du débat" . Ils se sont installés en plein cœur de Paris. L'action doit durer trois jours et est le plus gros blocage depuis celui de l’occupation du Châtelet en octobre 2019.

9h50 : Robert Ménard soutien de Marine Le Pen

Le maire de Béziers, proche de la candidate d'extrême droite, a annoncé ce vendredi se mettre en retrait de la campagne jusqu'au second tour. "J'ai des désaccords avec Marine Le Pen que n'ai jamais cachés. Je n'entends plus les répéter à chaque intervention médiatique. J'ai donc décidé de ne plus prendre la parole jusqu'au deuxième tour" , a-t-il déclaré.

Robert Ménard a cependant apporté son soutien à la candidate. "Ce n'est pas pour autant un ralliement à Emmanuel Macron. Je voterai pour Marine Le Pen" a-t-il précisé.

Louis Aliot est revenu sur le choix du maire de Béziers sur BFM TV, ce samedi matin. "Il ne veut pas systématiquement sur les plateaux de télévisions qu'on discute de ce qu'on ne partage pas. Il se retire de l'aspect médiatique de la campagne ", a expliqué le maire Rassemblement national de Perpignan.

9h23 : Mélenchon, le "Sanders français"

Dans une analyse publiée ce samedi, la fondation Jean-Jaurès qualifie Jean-Luc Mélenchon de "Sanders français", figure de la gauche américaine. "Le candidat le plus âgé est celui qui a été le plus soutenu par les jeunes", note la fondation, qui a mis en lumière les composantes distinctes de l'électorat du candidat de LFI. Ainsi, on apprend que la tranche d'âge 18-24 ans a voté à 36% pour Mélenchon car ces personnes sont attentives au réchauffement climatique et aux "nouveaux combats culturels de la gauche", notamment le "féminisme" et l'"antiracisme".


7h30 : Le programme des candidats ce samedi

Emmanuel Macron est attendu à Marseille ce samedi pour son premier grand meeting de l'entre-deux-tours. Le candidat, favori des sondages, entend donner une image de rassemblement populaire: plusieurs milliers de personnes sont attendues dans une ambiance volontairement décontractée, sans chaises mais sous un soleil promis estival.

Marine Le Pen fera quant à elle un déplacement en Eure-et-Loir en matinée.

Des manifestations sont organisées à travers la France pour dire "non" à l'extrême droite. Le mouvement Les Patriotes de Florian Philippot appelle de son côté à une "grande manifestation anti-Macron pour l'avenir de la France" , toujours à Paris. Dans les faits, il s'agira d'un rassemblement à 15h, place Fontenoy, dans le 7e arrondissement de Paris. Nicolas Dupont-Aignan y est notamment attendu. Le candidat Debout La France a été éliminé au premier tour et a appelé à voter pour Marine Le Pen au second.