Dans une semaine, la France aura choisi à qui confier les clés de l'Elysée pour cinq ans. D'ici là, le président sortant Emmanuel Macron et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen vont mettre toutes leurs forces dans la bataille, avec un point d'orgue très attendu, le débat qui doit les opposer mercredi.

A peine une pause pour le dimanche de Pâques, et les deux candidats sont à nouveau en piste lundi mais à petites foulées, afin de se ménager en vue du débat télévisé de mercredi qui pourrait marquer un tournant dans la campagne du second tour.

La pression est d'autant plus grande pour la candidate du Rassemblement national qu'en 2017 elle avait sombré face à Emmanuel Macron (La République en marche, LREM). Et nul doute que son adversaire, même s'il est crédité d'un léger avantage selon les sondages d'opinion, ne retiendra pas ses coups.

Selon deux sondages Ipsos et Ifop diffusées lundi, Emmanuel Macron l'emporterait par 56% pour le premier et 54,5% pour le deuxième, une marge assez nette. Mais le président-candidat n'est pas à l'abri, ni d'un faux, ni d'une importante mobilisation de l'électorat anti-Macron, ni d'une forte abstention de la part de ceux qui pensent que l'élection est déjà jouée.

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21h00 : "Rien n'est joué", prévient le camp Macron

"Le second tour n'est pas joué". Plusieurs soutiens d'Emmanuel Macron ont alerté lundi sur tout risque de relâchement dans la dernière ligne droite de la présidentielle, alors que le président-candidat prend l'avantage dans les derniers sondages sur Marine Le Pen.

Avant de mettre sa campagne en sourdine pour préparer le débat très attendu de mercredi soir, la candidate RN s'est fendue d'un bain de foule sous le soleil de la Normandie, alors qu'Emmanuel Macron a occupé le terrain médiatique avec trois interviews à la radio et la télévision.

"Repensez à ce que les citoyens britanniques disaient quelques heures avant le Brexit ou aux États-Unis avant que le vote Trump n'arrive: je ne vais pas y aller, à quoi ça sert? Je peux vous dire que le lendemain ils ont regretté", a souligné M. Macron lundi soir sur France 5. "Donc si vous voulez éviter l'impensable ou quelque chose qui vous rebute, choisissez pour vous-même."

Et plusieurs de ses lieutenants, tels François Bayrou ou Edouard Philippe, ont tiré le signal d'alarme.

"À l'évidence, le front républicain n'est plus un réflexe naturel, par lassitude sans doute", a dit M. Philippe dans Le Figaro.

"On a déjà vu des peuples faire des choix qu'avec le regard de l'historien on trouve insensés. Mais ça peut arriver", a ajouté M. Bayrou dans la République des Pyrénées.

17h30 : "L'extrême droite et ce que je défends, ce n'est pas la même chose", lance Macron

"Quand on doit choisir, on doit regarder la nature des projets. Et là, ce qui me met en colère, c'est les gens qui disent 'ça se vaut'. Pardon, mais c'est pas la même chose, le projet de Mme Le Pen et le mien. L'extrême droite et ce que je défends, ce n'est pas la même chose", a affirmé Emmanuel Macron dans un entretien à Quotidien diffusé ce lundi, enregistré samedi à Marseille. ,Celui-ci estime que le second tour organisé le 24 avril sera "un référendum pour ou contre l’Europe, pour ou contre la République laïque et fraternelle dans laquelle nous croyons, et c’est un référendum pour ou contre l’écologie".

"Si les Français me font confiance le 24 avril, je sais très bien, comme c'était le cas il y a cinq ans, qu'il y a une partie des gens qui ont voté pour moi qui l'auront fait pour faire barrage au Front national, et donc ça ne veut pas dire qu'ils me font un chèque en blanc et qu'ils soutiennent et trouvent formidable chaque point de mon programme", a poursuivi le président-candidat.


15h50 : Marine Le Pen puise en Normandie dans "la force" de ses partisans

"C'est vous qui me donnez la puissance et la force". Suivie par une foule compacte, Marine Le Pen a goûté à la ferveur de ses partisans lundi sur le marché de Saint-Pierre-en-Auge, dans le Calvados, où s'étaient frayés quelques soutiens de son adversaire Emmanuel Macron.

"Lâchez rien Marine, on compte sur vous (...) tenez bon s'il vous plaît", lance à la candidate à la présidentielle une grand-mère qui lui tend sa petite fille vêtue d'un blouson parsemé de coeurs.

Marine Le Pen lui prend la main: "non, je ne lâche rien, c'est vous qui me donnez la puissance et la force, (...) c'est pour vous que je me bats".


Marine Le Pen s'offre, sous un beau soleil, un dernier bain de foule avant le débat opposant mercredi soir les deux prétendants à l'Elysée. Elle est en terrain conquis sur le marché d'une ville de 7.500 habitants qui a voté pour elle à 35% (28,2% pour Macron) au premier tour.

"Je viens chercher la force du peuple, oui je vais gagner", assure la candidate d'extrême droite, suivie par des habitants et des militants enthousiastes, qui réclamaient des selfies ou se confiaient sur leur difficulté à boucler les fins de mois.

La grand-mère est en larmes après cette rencontre. "Je veux qu'elle gagne parce qu'il y en a marre", dit-elle.

14h41 : "Je vais travailler dans mon bureau de façon tout à fait normale"

Marine Le Pen a évoqué le débat de l'entre-deux-tours en fin d'entretien, sur France Bleu. "Bien sûr que je suis prête. Mais vous savez très bien qu’il n’y a pas un seul candidat à la présidentielle qui ne prépare un débat. Enfin, si on vous dit l’inverse, c’est qu’on vous ment. Moi, je ne mens pas aux Français. C’est ce qui me différencie d’Emmanuel Macron", a-t-elle lancé.

"Je vais travailler dans mon bureau, chez moi, de manière tout à fait normale, comme je prépare d’ailleurs l’ensemble des émissions. Vous savez, je considère que c’est aussi le respect qui est dû aux Français que de prendre ces rendez-vous démocratiques au sérieux."

14h20 : Marine Le Pen réitère son souhait d'un "gouvernement d'union nationale"

La candidate du RN a réitéré ce lundi son souhait d'un "gouvernement d'union nationale", avec, si elle était élue présidente de la République, des personnalités issues "très certainement de la droite et très certainement de la gauche". Elle assure vouloir "prendre le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche". "Même Arnaud Montebourg pourrait y participer", a-t-elle lancé.

13h30 : "Il y a mille différences entre lui et moi", affirme Marine Le Pen au sujet de son père

Interrogée sur France Bleu par une auditrice sur ses divergences avec son père, la candidate du RN a affirmé avoir "mille différences" avec Jean-Marie Le Pen. Elle a affirmé avoir travaillé à transformer le Front National, fondé par son père en 1972.

"J’ai envie de vous dire qu’il y a mille différences entre lui et moi. Je n’ai pas le même âge, on n’a pas eu le même parcours, on n’a pas vécu la même chose, il est un homme, je suis une femme… D’ailleurs, quand je vous dis on n’a pas le même parcours, c’est qu’en réalité, lui, il a été le président d’un mouvement qui était un mouvement, d’abord de contestation, puis un mouvement d’opposition. Moi, j’ai été pendant dix ans la présidente d’un mouvement de gouvernement", a-t-elle expliqué. "C’est-à-dire que j’ai organisé, si vous voulez, le travail de mes équipes pour que nous puissions arriver au pouvoir et mettre en œuvre nos idées. Donc, il y a autant de différences de visions, si vous voulez, entre moi et mon père, qu’il doit y en avoir entre vous et le vôtre", a-t-elle conclu.

"Maintenant, le vrai débat, c’est le débat des solutions et c’est ça, peut-être, ma plus-value."

12h45 : Marine Le Pen réagit pour la première fois aux accusations de détournement de fonds

Lors d'un point presse improvisé pendant son déplacement de ce matin, Marine Le Pen a réagi aux accusations de détournement de fonds publics. "J'ai l'habitude des coups fourrés de l'Union européenne", a-t-elle déclaré. "Les Français ne sont pas dupes et je conteste toutes les accusations".

La candidate RN s'est également exprimée sur le débat de mercredi face à Emmanuel Macron. " Ne soyez pas impatients, vous verrez bien, comme tous les Français d'ailleurs."

12h13 : Des nouvelles de l'appel aux dons de Valérie Pécresse

L'ex candidate LR aurait récolté 1,4 million d'euros sur les 5 millions nécessaires pour rembourser sa campagne. " C'est un fort élan mais le compte n'y est pas ", ont commenté ses proches auprès de BFM TV.

11h42 : Marine Le Pen dénonce "les invectives et les outrances" de Gabriel Attal

À son arrivée, Marine Le Pen est revenue sur le débat de l'entre-deux-tours, à trois jours de celui-ci. " Je souhaite que ce débat se déroule sereinement. Que ce soit une confrontation d'idées parce que c'est une exigence démocratique. Nous n'avons pas du tout les mêmes idées qu'Emmanuel Macron, nous n'avons pas du tout la même vision de la société. Nous n'avons pas du tout la même vision du pays, ni la même vision d'ailleurs de ce que doit être l'économie et vers qui elle doit être tournée ", a souligné la candidate du RN. " C'est ça qui doit sortir du débat. J'espère que ce ne sera pas ce que j'entends depuis maintenant une semaine, c'est-à-dire une succession d'invectives, de fake news, d'outrances, comme j'ai encore entendu ce matin de la bouche de Mr Attal ", a-t-elle poursuivi.

Le porte-parole du gouvernement a eu un vif échange avec Jordan Bardella ce dimanche, jugeant que la Russie était "partout dans le programme" du RN.

11h30 : Marine Le Pen arrive à Saint-Pierre-sur-Dive

La candidate du RN était attendue à 11h30 sur un marché de Saint-Pierre-sur-Dive, à 35 minutes de Caen. C'est son dernier déplacement avant le débat de l'entre-deux-tours.

De nombreux soutiens l'attendaient sur place. Une quinzaine de militants pro-Macron étaient aussi présents.

© AP

10h41 : Le vice-président du RN dénonce un complot politique après la publication de rapport de l'OLAF

Ce samedi 16 avril, un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) a été révélé par le site Mediapart. Ce rapport accuse Marine Le Pen ainsi que plusieurs cadres du RN de détournements de fonds européens à hauteur de 617 379,77 euros.

Le maire de Fréjus et vice-président du RN, David Rachline, a crié au complot politique. " L’OLAF s’est fait une spécialité, quelques jours avant les élections, d’utiliser son statut, pour diffamer un certain nombre de responsables publics, particulièrement quand ils contestent l’Union européenne dans sa forme actuelle", a-t-il affirmé, dénonçant "les manœuvres de ce style d’organisme". "Nous ne sommes pas vraiment inquiets, je vous le dis très clairement", a-t-il poursuivi.

"Que la justice et l’UE utilisent ce style de méthode ce n’est pas surprenant", a ensuite continué David Rachline. Il a enfin affirmé que le RN " aimerait que la justice soit aussi dynamique sur l’affaire McKinsey", faisant ainsi référence au président, qui n'est pas personnellement mis en cause dans le dossier.

10h20 : Changement de programme pour la journée de Marine Le Pen

La candidate du RN était attendue à Caen ce lundi matin. Elle se rendra finalement sur un marché de la commune de Saint-Pierre-sur-Dive, à 35 minutes de là.

9h22 : Emmanuel Macron réaffirme sa volonté d’instaurer la proportionnelle intégrale à l’Assemblée nationale

Le président-candidat s'est une nouvelle fois dit favorable à un parlement plus fort. " Je pense qu’il faut moderniser à la fois notre Constitution mais aussi notre fonctionnement institutionnel" , a-t-il estimé. "Vous ne pouvez pas aller devant le peuple français si votre projet n’a d’abord pas été approuvé par l’Assemblée nationale et le Sénat de manière conforme (...) donc ce à quoi je m’engage, c’est de mettre en place une commission transpartisane y compris avec des forces politiques qui sont présentes au premier tour de l’élection présidentielle et qui ne seraient pas forcément représentées à l’Assemblée et au Sénat, ce qui est le cas du Rassemblement national aujourd’hui et que cette commission puisse proposer un projet qu’on fasse cheminer" , propose Emmanuel Macron.

"O n voit bien qu’un consensus se détache pour dire qu’il faut une Assemblée qui représente mieux des sensibilités politiques donc plus de proportionnelle. A titre personnel, je suis prêt à aller à l’intégrale (...) Il faut qu’on ait des voies et moyens pour que l’exécutif ne soit pas bloqué. Je ne veux pas refaire la quatrième ou la troisième République dont on a vu les limites. Elle était plus faible que la cinquième. Donc, il faut qu’on ait à côté d’un parlementaire, d’un fort, un exécutif fort", a-t-il poursuivi.

9h15 : "Nous ne sommes pas d'extrême droite", assure le directeur de communication de Marine Le Pen

Philippe Ballard, directeur de communication de Marine Le Pen, était invité sur franceinfo ce matin. Il est revenu sur le nouveau rapport de l'Union européenne qui accuse la candidate de détournements de fonds publics au Parlement européen. "Marine Le Pen conteste les faits. Elle n’a eu aucun document, Mediapart en a eu. Ça s’appelle juste des boules puantes", a-t-il lancé.


"Nous ne sommes pas d'extrême droite", a également dit Philippe Ballard. " L’extrême droite, ce sont des partis qui refusent la vie parlementaire. Être d’extrême droite, c’est être violent ", a-t-il poursuivi. " Est-ce qu’il y a des propos violents dans la bouche de Marine Le Pen ? Non. Être d’extrême droite, c’est refuser le débat. Marine Le Pen ne refuse pas le débat."

8h45 : Marine Le Pen est attendue en Normandie

La candidate d'extrême droite doit se rendre ce lundi à Caen, dernier déplacement avant le débat de l'entre-deux-tours.

8h15 : "J'ai eu des phrases très maladroites et très souvent décontextualisées"

Emmanuel Macron était l'invité de France Culture en ce lundi de Pâques. L'entretien avait été enregistré en amont vendredi, dans les conditions du direct. "Il y a beaucoup d'angoisse qui est là, beaucoup de fatigue", a e stimé le président-candidat. " Nous vivons un temps qui est profondément bouleversé ", explique-t-il en prenant l'exemple de la pandémie de Covid-19. " Nous avons vécu l'impensable pendant deux ans" , souligne Emmanuel Macron, qui rappelle "les attestations pour sortir" et la vie sociale mise entre parenthèses. "Nous vivons le retour de la guerre en Europe, qui est une forme d'impensable" , poursuit-il.

"J'ai eu des phrases très maladroites et très souvent décontextualisées", a lancé le candidat LREM, avant d'attaquer Marine Le Pen. Selon lui, la candidate d'extrême droite "se planque" du peuple. "Le vrai mépris, c'est de se protéger du peuple, c'est de ne jamais y aller [au contact]" , déclare Emmanuel Macron, qui vante ses rencontres sur le terrain.

Le président-candidat livre également sa pensée sur la "radicalité" qui s'exprime dans la société. Il décrit un "changement de notre rapport au commun, à l'engagement politique" , qui se focalise "sur des causes" . Cette nouvelle forme d'engagement "crée une forme de diffraction de la question politique" et engendre " de la radicalité dans le champ politique", estime-t-il. "Un projet politique n'est pas une agrégation de causes."

"C'est l'une des choses sur lesquelles je me suis le plus transformé" , assure Emmanuel Macron au sujet de l'écologie. "Je ne dis pas que je suis au bout du chemin mais j'ai beaucoup lu, j'ai essayé de beaucoup comprendre" , poursuit-il. Il dit s'être intéressé à "la pensée de la nature et des équilibres dans lesquels nous vivons" .

Le résumé :

"Rassurer tout le monde" pour Marine Le Pen

Cette fois Marine Le Pen estime être mieux préparée au débat et se dit "extrêmement sereine".

Pour la candidate d'extrême droite, qui s'efforce d'asseoir sa crédibilité et de lisser son image, "c'est un moment important parce qu'il y a énormément de Français qui le regardent".

"Je lis tellement d'incongruités sur mon projet depuis quelques jours, tellement de caricatures, voire de fake news, qu'il est extrêmement important que je puisse avoir un moment avec tous les Français que ça intéresse (...) pour pouvoir rassurer tout le monde", a-t-elle dit samedi.

Durant l'entre-deux-tours, elle a tenu deux grandes conférences de presse sur des sujets régaliens, les institutions et la diplomatie, est beaucoup intervenue dans les médias et a fait un seul meeting, à Avignon (sud) jeudi soir.

Face aux soutiens engrangés par son adversaire, de gauche comme de droite, ou émanant de la société civile, elle maintient la thématique du pouvoir d'achat plutôt que son premier cheval de bataille, l'immigration, et s'efforce de convaincre la frange populaire de l'électorat.

Ses lieutenants se sont encore employés dimanche à déminer un sujet sensible, le port du voile, affirmant que son interdiction dans l'espace public voulue par la candidate n'était plus sa priorité dans la lutte contre l'islamisme.

Ils sont aussi montés au créneau face à de nouvelles accusations visant leur candidate, en dénonçant "une boule puante".

Marine Le Pen et ses proches sont accusés par l'office européen de lutte antifraude d'avoir détourné environ 600.000 euros d'argent public européen au cours de leurs mandats d'eurodéputés, selon un nouveau rapport remis en mars à la justice française.

"Aller au contact" pour Emmanuel Macron

Pour Emmanuel Macron, le débat de mercredi sera "un moment de clarification". "Je crois que j'ai un projet qui gagne à être connu et j'ai le sentiment que du côté de l'extrême droite il y a un projet qui mérite d'être clarifié", a-t-il déclaré dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne de télévision TF1.

Sur la forme, "l'enjeu est d'être persuasif et convaincant sans prendre un ton trop professoral", souligne son entourage.

Tirant les leçons de 2017 où elle était arrivée au débat mal préparée et fatiguée, après avoir multiplié les déplacements, Marine Le Pen se limitera pour le début de semaine à une incursion lundi matin en Normandie (nord-ouest), sur le thème "A la rencontre des Français: mission convaincre". Avant de s'accorder une journée et demie de retraite dans l'Ouest pour potasser ses dossiers.

Elle doit tenir son dernier grand meeting jeudi à Arras, ville du Pas-de-Calais (nord) où Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour avec 29,48% des voix, elle-même étant talonnée à la deuxième place (24,03%) par Jean-Luc Mélenchon de La France insoumise (22,86%).

Emmanuel Macron a tenu samedi à Marseille (sud) un premier meeting d'entre-deux-tours largement consacré à l'écologie et au changement climatique, envoyant des signaux aux électeurs de gauche qu'il espère rallier.

Il sera sur les ondes de France Culture lundi matin puis invité de l'émission "C à vous" le soir sur la chaîne de télévision France 5.

Il pourrait faire mardi un court déplacement en Ile-de-France et mercredi matin, il présidera le Conseil des ministres. Pour l'après-débat, il devrait effectuer un dernier déplacement en région, conclu par un rassemblement public vendredi.

"Aller au contact, expliquer, partager, parfois les joies, les colères, les craintes", a-t-il résumé dans son entretien à TF1.