"Pour que l'Allemagne reste stable, Armin Laschet doit devenir chancelier fédéral", a-t-elle affirmé lors d'un meeting de son parti à Munich, avant les élections de dimanche qui augurent d'un duel serré entre le favori social-démocrate et son rival de droite.

"La question de savoir qui gouverne l'Allemagne n'est pas sans importance", a-t-elle ajouté, mettant en garde contre le scénario d'une victoire du candidat social démocrate Olaf Scholz, en tête des sondages. "Pouvez vous vous imaginer un gouvernement rouge-rouge-vert?", a-t-elle lancé aux représentants de la CDU et de la CSU, rassemblés dans la plus grande ville de la Bavière (sud) pour ce dernier meeting de campagne.

Parmi les options possibles pour une future coalition, une alliance "rouge-rouge-verte" entre le candidat social-démocrate du SPD, Olaf Scholz, le parti de gauche radicale Die Linke et les Verts, n'est pas exclue.

Cette coalition n'est toutefois pas la plus probable et se heurte à de nombreuses divergences idéologiques entre les trois partis. Mais les conservateurs, en difficulté dans les sondages, ont fait de cette perspective un chiffon rouge pour remobiliser leurs troupes.

La chancelière a notamment critiqué les hausses d'impôts prévues par le candidat social démocrate, disant craindre qu'elles ne fassent fuir les entreprises allemandes en Autriche ou aux Pays-Bas.

La chancelière a également mis en garde contre "la suppression du frein à l'endettement", règle constitutionnelle de rigueur budgétaire, et les risques d'une "Union européenne de la dette", que pourrait amener, selon elle, une victoire de la gauche.