Ce dimanche 12 juin, les Français sont appelés aux urnes pour le premier tour des élections législatives 2022. Les électeurs devront déjà revenir dans leur bureau de vote respectif dimanche prochain, le 19 juin, pour le deuxième tour.

En effet, contrairement à la présidentielle, qui consacre une période de battement de deux semaines entre les deux votes, seule une semaine sépare les deux passages dans l'isoloir lors des législatives.

Cet entre-deux-tours d'une semaine est en fait appliqué à la majorité des élections françaises, que ce soient les législatives, les municipales ou les régionales. "Il n’y a pas vraiment de fondement législatif, mais on a considéré qu’une semaine était un délai à la fois suffisant et pas trop long", indique Bruno Daugeron, professeur de droit public à l’Université Paris-Descartes, à nos confrères du Parisien.

Seule la présidentielle fait ainsi exception à la règle. Ce délai rallongé s'explique par la nécessité, pour les deux candidats finalistes, de parcourir le territoire français afin d'aller à la rencontre de leurs électeurs. "Le gouvernement a considéré à l’époque que c’était le temps nécessaire pour faire campagne, car la présidentielle est une élection à la fois très importante et d’une dimension nationale", explique encore Bruno Daugeron.

"Compte tenu de l’importance du territoire français, incluant la métropole et l’outre-mer, quinze jours paraissait un délai minimum pour permettre aux deux finalistes de le parcourir", précisait le constitutionnaliste français Pascal Jan à TV5 Monde. "Les circonscriptions des élections locales sont, elles, nécessairement plus petites."

Pour rappel, 577 circonscriptions ont été définies pour les élections législatives, qui correspondent à des découpages territoriaux. 539 d'entre elles sont situées en France métropolitaine, 27 en outre-mer et 11 pour représenter les Français de l’étranger.