Le slogan a été scandé une dizaine de fois sur l'esplanade du Trocadéro, qui fait face à la tour Eiffel, où plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient venues le soutenir.

L'ex-polémiste venait de mentionner trois affaires criminelles fameuses en France, deux meurtres antisémites et un attentat djihadiste, dans lesquels les victimes ont ces dernières années été tuées par des musulmans, français ou étrangers.

"Certains s'indignent de ma fermeté. Ce qui m'indigne moi, ce ne sont pas les mots et les concepts, ce sont les drames quotidiens que vous subissez. (...) On ne rendra jamais justice à tous ceux que l'Etat n'a pas su protéger", avait-il lancé, avant de faire une pause, durant laquelle les cris sont montés, sans qu'il n'intervienne.

"Il ne l'a pas entendu" et "il condamne ce qu'a dit la foule à ce moment-là". "Il ne reprend pas l'expression à son compte. Il n'a jamais utilisé un tel terme et ne l'a jamais laissé entendre dans son discours", a affirmé son entourage, interrogé à plusieurs reprises sur cet épisode.

"E. Zemmour laisse une foule crier +Macron assassin+. Je combats avec force le président sortant mais laisser traiter un adversaire de meurtrier, c'est dangereux pour la République", avait auparavant tweeté la candidate des Républicains (LR, droite), Valérie Pécresse.

"C'est une honte pour la démocratie et la République d'entendre de tels propos", avait abondé le président des députés conservateurs Damien Abad à propos du slogan entendu.

Dans la majorité présidentielle, le président du parti d'Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale Christophe Castaner a qualifié d'"irresponsable" l'attitude du candidat, qui "a laissé faire". Eric Zemmour a "fait la démonstration cet après-midi de son empêchement présidentiel", a-t-il ajouté. DEM/