Traditionnellement républicain, l'Arizona (sud-ouest) a choisi Joe Biden à l'issue d'un vote serré, basculant dans le camp démocrate pour la première fois depuis près de 25 ans. Cela n'a pas été du goût de certains, qui ont envoyé des menaces à la secrétaire d'Etat Katie Hobbs, à son bureau et via internet, a-t-elle affirmé.

Des images de vidéosurveillance diffusées par des médias locaux montrent également un groupe de manifestants devant le domicile de Mme Hobbs à Phoenix, en train de jouer de la musique et de scander "nous voulons un audit". "Leurs tactiques d'intimidation permanente ne m'empêcheront pas d'accomplir les devoirs pour lesquels j'ai prêté serment", a déclaré dans un communiqué la secrétaire d'Etat. "Notre démocratie est constamment mise à l'épreuve, elle continue à prévaloir et ne va pas faiblir de mon fait", insiste-t-elle.

En tant que secrétaire d'Etat, Mme Hobbs est notamment responsable de la certification des bulletins de vote en Arizona, qui doit légalement avoir lieu d'ici le 30 novembre.

Le président sortant Donald Trump a jusqu'à présent refusé de reconnaître sa défaite et a multiplié les recours légaux pour contester les résultats dans de nombreux Etats, jusqu'à présent sans succès.

"Il y en a, dont le président, des membres du Congrès et d'autres élus, qui alimentent la désinformation et encouragent la défiance à l'égard des résultats électoraux (...). Il est grand temps que cela cesse", poursuit Katie Hobbs, rappelant que "ces mots et ces actions ont des conséquences".

"J'étais préparée à ces menaces violentes et la haine. J'ai longtemps travaillé dans le domaine social et je peux anticiper cette réaction lorsque certaines personnes se sentent impuissantes et en colère. Ces actes sont totalement abjects, particulièrement lorsqu'ils visent ma famille et mes employés", conclut-elle.

Plusieurs autres responsables électoraux ont fait état de menaces à travers les Etats-Unis, notamment en Géorgie, dans le Nevada, le Michigan et en Pennsylvanie.