Aux prémisses de l' épidémie de coronavirus, une vague de racisme anti-chinois avait déferlé sur l'Europe: les Chinois - et les Asiatiques en général - étant accusés d'avoir "créé" le virus, ou du moins de l'avoir "ramené" sur notre continent. Ces commentaires, pour le moins abjects, avaient suscité l'indignation de beaucoup. 

En France, le phénomène ne s'est pas arrêté: pire, une recrudescence des remarques racistes semble se déclarer depuis la deuxième vague de l'épidémie et le reconfinement, à l'image de l'attaque qu'a subie Françoise*, une Française d'origine vietnamienne, à Paris, le 20 octobre dernier.

Au micro de l'émission Quotidien, la jeune femme de 37 ans raconte son agression par un couple, alors qu'elle se trouvait à un arrêt de bus de la capitale française. 


"Ils ont commencé à crier des insultes racistes: 'Rentre chez toi en Chine', 'Va manger du chien en Chine', C'est à cause des Chinois le coronavirus'", débute Françoise. "Un peu plus loin, la femme m'a enlevé le masque et m'a craché dessus, puis elle a essayé d'enfoncer ses doigts dans mon oeil", poursuit la jeune femme, en montrant des images de son visage défiguré. "Ils m'ont arraché les cheveux, ils m'ont donné des coups sur la tête. J'avais très mal". 

"Suivant l'actualité, on va essayer de trouver des boucs émissaires. Mais c'est de toute façon de la bêtise pure", déplore la jeune femme, qui a ensuite porté plainte.

Françoise n'est pas la première à faire les frais de racisme anti-asiatique. Le 30 octobre dernier, un appel à "agresser chaque Chinois" en Ile-de-France avait circulé sur les réseaux sociaux, obligeant le Parquet de Paris a ouvrir une enquête.


* Prénom d'emprunt