Emmanuel Macron s'est livré ce mercredi soir pendant près de deux heures dans un grand entretien organisé par TF1 et LCI, intitulé "Où va la France ?". Parmi les nombreux sujets évoqués, celui-ci s'est notamment exprimé sur les accusations d'agressions sexuelles à l'encontre de son ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Il affirme avoir vu son ministre en 2018, lorsqu’un média a révélé qu’une plainte pour viol avait été déposée en 2008 contre lui, mais que ce dernier avait "nié avec beaucoup de force".

Il y avait eu une plainte, mais elle avait été classée, il n’y avait aucune procédure en cours. Nous avions un homme blessé, et donc il est resté ministre. Quel autre choix aurions-nous pu faire? La présomption d’innocence est un droit. S’il avait été condamné, à coup sûr nous aurions pris une décision”, a assuré Emmanuel Macron.

"La justice doit faire son travail"

Le président français dit ne pas regretter cette décision. “On ne peut pas regretter quand on ne sait pas tout. (...) Si, dès qu’il y a une rumeur ou une accusation, qui peut être vraie, vous dites “C’est fini”, alors à ce moment-là il n’y a plus de vie en société possible”, a-t-il continué appelant maintenant à ce que "la justice puisse faire son travail". “Il faut prendre très au sérieux ces accusations. Il faut les instruire.”

Pour rappel, le parquet de Paris a ouvert début décembre une enquête préliminaire suite à la diffusion sur France 2 d’une enquête dans laquelle plusieurs femmes mettaient en cause Nicolas Hulot. Au moins six femmes, dont une mineure au moment des faits, accusent l’ex-animateur et ancien ministre de viol et d’agressions sexuelles, qui auraient été commis entre 1989 et 2008, ce qu’il conteste.