Alors qu'il n'a pas encore encore officiellement déclaré sa candidature à la Présidentielle 2022, Emmanuel Macron a accordé ce mercredi soir un grand oral télévisé de près de deux heures à TF1 et LCI.

Lors de cet entretien, une série de phrases polémiques prononcées par le président lors de ces quatre dernières années ont été diffusées à l'antenne. Parmi celles-ci : "Il me suffit de traverser la rue pour vous trouver un travail" ou encore "une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et qui ne sont rien". À la question de savoir s'il dirait à nouveau cela aujourd'hui, sa réponse fuse : "Absolument pas".

Emmanuel Macron explique être arrivé à la présidence avec une forme de vitalité, une volonté de bousculer. Selon lui, il ne mesurait alors pas suffisamment la société de la décontextualisation dans laquelle on vit. "Vous dites deux mots, on les sort de leur contexte et ils paraissent affreux", déplore-t-il ajoutant avoir discuté pendant plusieurs minutes avec le jeune à la recherche de travail.


"J'ai blessé des gens"

Néanmoins, le président français reconnait que certains mots puissent blesser et que le respect fait partie de la vie politique. "Je pense que dans certains de mes propos, j'ai blessé des gens et je pense qu'on peut bouger les choses sans blesser des gens et c'est ça que je ne referai plus parce que, au moment où je l'ai fait, je n'ai pas mesuré que je blessais".

La phrase qu'il regrette particulièrement est celle prononcée dans la gare au sujet des "gens qui ne sont rien". "On ne peut pas dire ça", admet-il. "C'est terriblement blessant".

"Je garde la même volonté de bousculer les choses, mais j'ai acquis beaucoup plus de respect pour chacun", a-t-il insisté. "C'est ça que j'ai appris."

Une forme de mea culpa d'Emmanuel Macron qui a cependant également jugé injuste les attaques qu'il a essuyées après certaines formules.