Cette demande, diffusée jeudi, a été remise au Conseil à la veille de la prise de présidence par Moscou de cette institution pour le mois d'octobre.

"Nous demandons à la Russie de divulguer de toute urgence, de manière complète et transparente les circonstances de cette attaque et d'informer le Conseil de sécurité à cet égard", soulignent les cinq pays dans leur lettre.

Ils rappellent que le 22 novembre 2019 le Conseil de sécurité avait adopté une déclaration "réaffirmant que toute utilisation d'armes chimiques n'importe où, à tout moment, par quiconque, en toute circonstance, est inacceptable et constitue une menace à la paix et à la sécurité internationales".

"Nous considérons que l'utilisation d'un agent neurotoxique chimique du groupe Novichok dans l'empoisonnement odieux d'Alexeï Navalny constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales", insistent-ils.

Interrogé par des médias sur cette lettre, l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, a réclamé de la coopération de la part des Européens. "Au lieu d'écrire des lettres (...), ils devraient plutôt, pour certains d'entre eux, coopérer avec les autorités russes", a-t-il dit.

"Nous avons émis déjà trois requêtes d'assistance légale auprès de l'Allemagne, et une auprès de la France. Nous n'avons pas eu de réponse. Nous disons une chose simple: si vous avez des faits, présentez-les", a-t-il affirmé.