"Un retrait de l'Otan, seule une poignée de républicains l'approuve. Mais s'il (Trump) est réélu, alors ces barrières pourraient être levées. Qui sait tout ce qu'il ferait lors d'un deuxième mandat", a affirmé M. Bolton, limogé en septembre dernier et auteur d'un livre au vitriol contre le président des Etats-Unis.

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En cas de victoire électorale de M. Trump lors de la présidentielle du 3 novembre, il conseille aux Européens d'axer leur diplomatie vers le Congrès. "La Chambre des représentants et le Sénat peuvent s'opposer au président. Devrait-il y avoir un retrait (des Etats-Unis) de l'Otan ou un autre retrait significatif des troupes (américaines) d'Europe, il pourrait y avoir une forte résistance tant des démocrates que des républicains. Par conséquent, les Européens seraient mieux avisés de s'adresser au Congrès", a ajouté l'ancien conseiller présidentiel et ambassadeur américain auprès des Nations unies.

Dans son livre "The Room Where It Happened" (La pièce où cela s'est passé), chronique des 17 mois passés à la Maison Blanche publié fin juin, M. Bolton écrit que le président Trump était prêt à annoncer un retrait des Etats-Unis de l'Otan lors du sommet de Bruxelles, le 12 juillet 2018.

Selon lui, M. Trump a fait part de son intention de brandir cette menace devant les chefs d'Etat et de gouvernement des pays alliés en raison de son mécontentement à propos des dépenses de défense de la plupart d'entre eux, en visant particulièrement l'Allemagne.