Bruno Le Maire était interrogé sur les activités en Russie des géants français TotalEnergies et Engie, impliqué dans le projet de gazoduc NordStream 2 suspendu par l'Allemagne.

Le titre Engie perdait 4,92% à 13,57 euros vers 10h, tandis que TotalEnergies reculait de 0,78% à 45,25 euros.

Les deux entreprises font partie des 14 actions de l'indice CAC 40 qui enregistrent des hausses depuis le 1er janvier, alors que la tempête boursière provoquée par l'invasion de la Russie par l'Ukraine a décimé le marché.

Concernant TotalEnergies, le ministre a assuré sur la radio France Info que "des décisions" seraient prises "dans les jours qui viennent" avec le groupe, alors que d'autres majors pétrolières, comme les britanniques Shell et BP, ont annoncé se retirer de leurs projets en Russie et vendre les parts de sociétés russes qu'elles détenaient.

TotalEnergies participe notamment à deux projets visant à produire du gaz naturel liquéfié (GNL).

Le président du groupe français Patrick Pouyanné "a une conscience aiguë de la gravité de la situation" et "je pense que nous pourrons prendre des décisions ensemble dans les jours qui viennent", a insisté Bruno Le Maire.

Concernant Engie, partenaire du gazoduc NordStream 2 dont la mise en service a été suspendue par l'Allemagne, Bruno Le Maire a estimé que le sujet "est un peu différent", car le groupe français a converti sa participation dans le projet en un "prêt".

Depuis le déclenchement du conflit en Ukraine, la pression monte sur les grands groupes pétroliers et gaziers occidentaux présents en Russie, alors que le pays tire la majorité de ses revenus de l'exploitation de ses ressources énergétiques.