Trois jeunes d'un lycée professionnel de Combs-la-Ville, "celui qu'on voit sur la vidéo et deux qui ont filmé", sont en garde à vue depuis lundi après-midi, a indiqué à l'AFP la procureure de Melun Béatrice Angelelli, confirmant une information de M6. Le principal mis en cause est majeur, les deux autres mineurs.

Publiée sur les réseaux sociaux et vue plus de 1,6 million de fois lundi, la vidéo montre un lycéen debout dans la salle de classe, écouteurs aux oreilles, masque au menton et attitude désinvolte à l'égard de son enseignante.

"Écartez-vous, madame", dit l'élève à l'enseignante qui se recule vers la porte d'entrée de la classe en lui intimant de "rester là".

Le lycéen enchaîne, plus véhément: "Eh le Coran, poussez-vous madame, wallah poussez-vous tout de suite".

"Vous êtes à l'école. Eh, ne me touchez pas", répond l'enseignante.

Le lycéen ouvre ensuite violemment la porte, projetant l'enseignante au sol.

Suite à un dépôt de plainte de l'enseignante, le parquet de Melun a ouvert lundi une enquête pour violences avec circonstances aggravantes, car commises envers un enseignant et dans un établissement scolaire.

Contacté par l'AFP, le rectorat de l'académie de Créteil n'a pas précisé lundi les circonstances de l'incident.

Samedi, il avait indiqué dans un communiqué que "l'élève (faisait) l'objet d'une mesure d'interdiction d'accès à l'établissement à titre conservatoire et s'expose à de lourdes sanctions disciplinaires. Un conseil de discipline va être convoqué".


Le monde politique en émoi

La diffusion des images a entraîné la réaction de deux candidats de droite à la présidentielle.

"Une enseignante de Seine-et-Marne projetée à terre par un élève qui cite le coran sous le regard narquois de camarades qui filment la scène. Inacceptable! Je mettrai fin à cette Inversion choquante des valeurs. Je rétablirai le respect du professeur!", a écrit la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Libres!) sur Twitter.


"Insultes, menaces, violences physiques : l'agression à #CombsLaVille n'est pas un incident isolé, c'est la réalité au quotidien dans beaucoup trop de nos lycées. Comme les forces de l'ordre et les maires, je veux protéger les enseignants en refaisant de l'école un sanctuaire", a également réagi sur Twitter Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France.