Ira, ou ira pas ? Le polémiste et essayiste Eric Zemmour pourrait, selon une enquête en trois volets concernant la course à la présidentielle française 2022, franchir le Rubicon et se porter candidat. Un candidat forcément à droite, qui aurait pour but d'unifier les déçus du Rassemblement National (Eric Zemmour a souvent expliqué qu'il ne voyait pas la candidate Marine Le Pen, "trop faible", s'extirper du deuxième tour, quel que soit le candidat en face) et de LR. Le fameux rassemblement des droites qu'évoque, régulièrement, l'éditorialiste.

Plusieurs faisceaux d'indices poussent le newsmagazine à mettre en avant ce scénario.

Primo, il déroule, dans Face à l'Info avec Christine Kelly sur CNews, des propositions qui pourraient prendre la forme d'un (pré) programme. Il y assène, chaque jour pratiquement, à quel point le regroupement familial a été le "péché originel responsable de bien des maux", et se montre nettement plus dans la proposition que dans le constat d'échec qu'au préalable, évoquant tour à tour ses souhaits de suppression du droit du sol, ou encore de la suppression des allocations familiales pour ceux qui ne détiennent pas la nationalité française (préférence nationale).

L'Express écrit également que "selon les observateurs, d'autres signes ne trompent pas. Ainsi, Éric Zemmour n'hésite plus à solliciter les avis de ses proches : À ma place, que ferais-tu pour la présidentielle ?". Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France,estime ainsi que, surpris par "Zemmour a une idée derrière la tête", estime Bertrand, candidat potentiel à droite.

L'Express avance également que deux maires bien à droite, Robert Ménard, le maire de Béziers, et Jacques Bompard, celui d'Orange, s'activent à mettre leurs réseaux au service d'Éric Zemmour. "Une pétition (jesignepourzemmour.fr) devrait ainsi être lancée en mars afin de créer une dynamique et de donner une légitimité populaire au polémiste". Ménard, de son côté, confie, toujours au magazine, que "je ne l'ai jamais senti aussi près de franchir le pas qu'aujourd'hui"

L'avis du principal intéréssé ? Officiellement, il botte en touche. Le 20 janvier, alors qu'Alain Duhamel lui demande, cash, s'il se porterait candidat, le polémiste avait esquivé sans pour autant fermer la porte : "Ce n'est pas ici et aujourd'hui que je vais le dire."

Après avoir confronté sa légitimité à l'audimat et au hit-parade littéraire, Zemmour le fera-t-il aux urnes françaises ?