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Mardi soir, Éric Zemmour était confronté à l'économiste Nicolas Bouzou sur CNews dans un débat sur la Procréation médicalement assistée (PMA). Ses propos ont à nouveau suscité la polémique.

Depuis son discours controversé lors de la Convention de la droite le 28 septembre dernier, le cas Eric Zemmour pose question. Doit-on lui laisser la parole comme LCI l'a fait ? Ou comme Cnews le fait depuis ce lundi dans une nouvelle émission quotidienne qui lui laisse la parole ? Le débat pourrait se résumer à deux points : soit faire taire le polémiste et lui donner une image de "martyr" qu'il tirera probablement à profit, soit lui laisser la parole et faire le relais de ses propos. Compliqué.

Mais entre le faire taire et ne pas lui laisser un boulevard, il y a une différence. Cnews, la chaîne de Vincent Bolloré, a décidé de lui laisser un espace de débat, "dans le respect du droit et des valeurs de la chaîne", espère la Société des Rédacteurs (SDR) de Cnews, réticente mais forcée d'accepter sa venue.

En tout cas, mardi soir, Eric Zemmour en a profité pour donner son avis non pas sur l'islam ou les femmes cette fois, mais sur les homosexuels. La discussion a rapidement dévié sur le sujet et Christine Kelly, qui dirigeait les échanges, lui a alors posé la question: "Choisit-on sa sexualité Éric Zemmour ?"

"Bien sûr que l'on choisit sa sexualité. Jusqu'à preuve du contraire c'est un choix", lui a immédiatement répondu le polémiste français. Et d'en rajouter, en faisant référence à la PMA: "On fait des lois pour une minorité de personnes qui ont une influence sur l'Etat. Les homosexuels ont le droit de fonder des familles, ils en ont toujours fondé d’ailleurs. Ils ont le droit, les hommes de coucher avec des femmes et les femmes de coucher avec des hommes. S’ils ne veulent pas coucher avec des hommes ou coucher avec des femmes, c’est leur responsabilité. On assume ses choix: soit on couche avec l’autre sexe et on fait des enfants, soit on ne couche pas avec l’autre sexe et on n’a pas d’enfants”. Il a parachevé ses propos chocs en qualifiant les "désirs d'enfants" des homosexuels comme étant des "caprices".