Europe contre Pentagone

Monde

H. Le.

Publié le

Semaine de vérité pour le yndrome des Balkans

BRUXELLES Depuis que Giuliano Amato, le président du Conseil italien, a demandé des comptes à l'Otan, le monde entier semble enfin s'intéresser à l'étrange mal qui frappe les militaires qui ont été envoyés en mission en ex-Yougoslavie. Il faut dire que l'Italie est le pays qui, jusqu'ici, a payé le plus lourd tribut à ce mal: au moins 8 décès par leucémie et une dizaine de `contaminés´ sur 60.000 personnes déployées dans les Balkans.

La Belgique, elle, avait aussi tenté de se faire entendre en appelant l'Union européenne à investiguer sur le dossier.

Le duo belgo-italien paraît avoir été entendu. L'Union européenne, actuellement présidée par la Suède, va se pencher sur le problème, tandis que l'Otan se prépare à une réunion consacrée, demain, à ce sujet.

Le syndrome des Balkans, c'est cette appellation d'origine non contrôlée qui réunit tous les maux dont semblent souffrir les militaires ayant été envoyés dans les différentes républiques issues de l'ex-Yougoslavie. Ces troubles vont du mal de tête récurrent au sentiment de fatigue, voire, dans le pire des cas, au cancer.

La leucémie semble être la principale manifestation de ce mal. En Belgique, neuf cas de cancer ont été recensés dont cinq se sont avérés mortels. Mais jusqu'ici, le crabe n'a pas pris la forme d'une leucémie chez nos militaires.

Les différentes formes prises par le mal, les antécédents disparates ou mal cernés rendent le diagnostic particulièrement complexe. C'est pour cela que le ministre de la Défense André Flahaut a instauré un contrôle médical plus poussé chez nos hommes et qu'il a lancé un appel du pied aux autres Etats européens pour instaurer une uniformité dans les tests. Une démarche saine pour la santé des soldats européens et dans le cadre de la constitution de la future force d'intervention de l'Union européenne.

En s'entendant, l'Europe pourrait ainsi faire avancer ce dossier et contraindre les responsables militaires américains, le véritable boss de l'Otan, à fournir les informations utiles pour mieux cerner le contenu exact de ces armes à l'uranium appauvri et les risques associés à leur utilisation.

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