On a toujours tendance à comparer ce qui se fait dans les autres pays au moment de juger les mesures prises par notre gouvernement. Et si on a souvent eu l’impression que les mesures prises en France étaient suivies quelques jours plus tard en Belgique, cela n’a pas été le cas pour les fêtes de fin d’année.

Si les Français n’ont jamais été soumis au système des bulles, ils n’auront pas à trier dans leurs proches pour fêter Noël et le Nouvel An. Ailleurs en Europe, on peut également remarquer que les règles seront moins strictes que chez nous. L’Allemagne autorise des rassemblements de 10 personnes tandis qu’au Royaume-Uni, par exemple, trois foyers pourront se rassembler.

Difficile pour l’heure de savoir quel sera le meilleur système puisque ce sont les chiffres des semaines suivantes qui serviront de bilan.

En parlant de bilan, une fête célébrée en Amérique du Nord peut servir de repère pour les Européens. Le 12 octobre dernier, les Canadiens fêtaient Thanksgiving sans restrictions au niveau des rassemblements. Dans les semaines qui ont suivi, le nombre de cas a explosé dans le pays, conduisant à une seconde vague.

Le 26 novembre, c’était au tour des États-Unis de célébrer Thanksgiving, là aussi sans restrictions importantes. Et les chiffres des derniers jours semblent confirmer l’impact sur l’épidémie de ces rassemblements : pour la troisième journée consécutive, un nombre record de contaminations a été observé aux États-Unis, dimanche.

En tout cas, le Québec a décidé de changer son fusil d’épaule pour Noël. Les habitants ne seront pas autorisés à se rassembler à Noël en raison de l’augmentation des cas de Covid-19 dans la province canadienne, a annoncé le Premier ministre québécois François Legault jeudi 4 décembre. "Quand on regarde la situation, on est obligés de se rendre à l’évidence : ce n’est pas réaliste de penser qu’on va réussir à réduire la progression du virus de façon satisfaisante d’ici Noël."

Au départ, les autorités avaient pourtant misé sur un "contrat moral" avec la population, autorisant des rassemblements de maximum 10 personnes, pour autant que l’on se confine sept jours avant et après ce rassemblement.