"Il est très important d'être ferme par rapport à cela. Je pense, par exemple, que l'on devrait sur le plan européen avoir des débats en lien avec l'idée qui avait été évoquée il y a quelque temps de mettre en place un Institut européen pour la formation des imams", a-t-il déclaré devant la presse.

Il s'agit de "s'assurer que ce message de tolérance, d'ouverture, puisse être véhiculé sur le plan européen (...), de s'assurer que la primauté de la loi civile est acceptée", a poursuivi l'ex-Premier ministre belge.

Il s'exprimait aux côtés du chancelier autrichien Sebastian Kurz, à la veille d'un mini-sommet par visioconférence qui réunira les deux dirigeants, le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel.

M. Michel, venu témoigner à Vienne de "l'amitié européenne", s'était auparavant recueilli sur les lieux de l'attaque jihadiste, où les Viennois ont déposé des centaines de bougies pour rendre hommage aux quatre personnes tombées sous les tirs de Kujtim Fejzulai, il y a tout juste une semaine au coeur de la capitale autrichienne.

"Nous considérons que cette menace terroriste est une menace fondamentale, grave, sérieuse, contre les valeurs qui fondent le projet européen et nous n'avons pas l'intention de faire preuve de faiblesse, de laxisme", a martelé le président du Conseil européen.

Il a aussi évoqué avec M. Kurz le sujet des combattants voulant rejoindre les rangs du jihad et parmi eux, de ceux revenus, à l'instar de l'assaillant de Vienne.

"Il est important d'avoir des stratégies communes pour assurer le monitoring de ces personnes, les processus de déradicalisation ne sont pas si simples", a souligné Charles Michel.