Les auteurs de cette opération utilisaient des faux comptes et se faisaient passer pour des Américains, avec notamment des fausses pages de soi-disant supporters du chef de l'Etat.

Ce réseau de comptes postait des contenus sur la campagne, vantant le soutien des Afro-Américains pour le président, les croyances chrétiennes et le mouvement conspirationniste Qanon.

En tout, en juillet, les deux plateformes ont retiré plus de 1.000 comptes identifiés comme "non authentiques" par leurs comportements visant à tromper le public sur leurs intentions ou origines.

Ces campagnes coordonnées "manipulent le débat public à des fins stratégiques", a rappelé Nathaniel Gleicher, le directeur des règlements sur la cybersécurité du groupe. "Elles brouillent les frontières entre débats sains et manipulation".

Le géant des réseaux sociaux multiplie les efforts pour contrer les opérations de désinformation et les interférences étrangères à l'approche de l'élection présidentielle américaine.

"Nous nous attaquons à un pan du problème qui représente un défi pour toute la société. Il est de plus en plus clair qu'une organisation ne peut pas s'en charger toute seule", a déclaré le haut responsable de l'entreprise californienne.

Ses propos faisaient écho à ceux du patron du groupe, Mark Zuckerberg, qui a demandé à plusieurs reprises aux élus politiques de se pencher sur les limites à fixer en termes de contenus et de comportements tolérables ou non sur les plateformes numériques.

Les pages Facebook de la campagne menée depuis la Roumanie étaient suivies par 1.600 personnes, et les comptes Instagram par 7.200 personnes.

"Nous n'avons pas trouvé de preuves de leurs motivations, financières ou autres", a indiqué Nathaniel Gleicher lors d'une conférence de presse.

"Ils étaient peut-être juste en train de construire une audience pour monétiser plus tard".