Si un candidat à l’élection présidentielle déclare une victoire prématurée, nous ajouterons des informations plus spécifiques dans les messages d’avertissement sous ses publications, ainsi que dans les notifications en haut du fil d’actualités, et nous continuerons d’afficher les derniers résultats de votre Centre d’information sur les élections", a tweeté le service de presse de Facebook.

Lors de son dernier meeting de campagne lundi soir, à Grand Rapids dans le Michigan (Midwest), le président américain Trump a remis en question la fiabilité du scrutin. Comme il le fait depuis des semaines sans preuve, il a notamment attaqué la légitimité du vote par correspondance.

"Certains résultats électoraux ne seront pas disponibles avant des jours ou des semaines, cela signifie que tout se déroule comme prévu", a tenu à rassurer Facebook sous la vidéo de l’événement diffusée sur la page officielle du candidat républicain.

Facebook s’est aussi engagé à retirer les contenus cherchant à décourager des électeurs de se rendre aux bureaux de vote ou à les intimider.

De son côté, Twitter a ajouté un avertissement sous un tweet de M. Trump lundi soir prétendant qu’une décision judiciaire sur le comptage des voix en Pennsylvanie pourrait conduire à "de la triche" et entraînerait "de la violence dans les rues."

Attendus au tournant cette année après les nombreuses campagnes d’influence ayant entaché les élections de 2016, Facebook et Twitter ont largement renforcé leurs dispositifs, mais ont rencontré quelques ratés.

Des publicités en soutien à M. Trump, bannies de Facebook car elles contenaient de fausses informations sur son rival démocrate Joe Biden, sont ainsi réapparues récemment sur la plateforme avant d’être de nouveau interdites.

Une vidéo tronquée et détournée de M. Biden, où le candidat démocrate semble dire que l’administration de Barack Obama a mis en place un vaste système de fraude électorale, a elle été vue plusieurs millions de fois sur Facebook et sur Twitter.