"Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu'au bout. C'est ça, la stratégie", clame le chef d’État français dans un entretien au Parisien mardi. "Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n'est plus un citoyen", a-t-il ajouté.

Des déclarations qui font polémique dans l'Hexagone. "Électrochoc" pour le gouvernement, indignité pour ses opposants: en disant vouloir "emmerder" les non-vaccinés, Emmanuel Macron a déclenché un tumulte qui grossit ce mercredi, forçant au passage les oppositions à préciser leur avis sur le pass vaccinal débattu à l'Assemblée.

Avec ces mots le Président a déclenché une tempête politique au cœur de la 5e vague d'épidémie de Covid-19, et en plein examen tendu du projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal.

Le gouvernement assume

Les candidats à la présidentielle et les oppositions fustigent les "propos insultants" du chef de l’État qui devrait "rassembler" plutôt que "cliver". Du côté du gouvernement, on assume sans surprise les mots du Président de la République qui, à quelques mois de l'élection présidentielle, ont probablement étés soupesés.

"Qui emmerde la vie de qui aujourd’hui? Qui gâche la vie de nos soignants ? [...] Qui gâche la vie de nos commerçants, de nos restaurateurs, de nos théâtres ? [...] Ce sont ceux qui s’opposent au vaccin", persiste Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement un jour après la déclaration polémique d'Emmanuel Macron. "Faire peser les contraintes sur ceux qui ont fait le choix de ne pas se faire vacciner, on assume ce choix. C’est ce qu’attend une très grande majorité des Français", estime Gabriel Attal.